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Chantons Noël !

« Pastourelles des Paroisses d’Orléans » Imp. Paul Pigelet, Orléans, vers 1900.

« Pastourelles des Paroisses d’Orléans » Imp. Paul Pigelet, Orléans, vers 1900.

(Photo C. Chenault)

20/12/2011
Les chants de Noël "anciens et nouveaux", rassemblés dans des recueils généralement intitulés "Grande bible des Noëls sur la nativité de Jésus Christ", firent la réputation d’Orléans, au XVIIIe et XIXe siècle.
De nombreuses éditions. De 1728 à 1860, il n’y eut pas moins de vingt cinq éditions orléanaises différentes de ces ouvrages. On y trouve immanquablement "La nouvelle pastourelle des paroisses d’Orléans", composée sur l’air de "Amants aimons nos chaînes".

Dans ce chant, qui comprend 25 couplets, sont énumérées les paroisses d’Orléans qui viennent faire présent au nouveau-né. On y trouve une référence au fromage d’Olivet, ainsi qu’une discrète allusion aux protestants de Saint-Jean-de-Braye. D’après Victor Pelletier, qui réalisa en 1866 un important travail de synthèse sur ces Noëls, celui-ci aurait été composé entre 1645 et 1655, le couplet relatif au temple de Bionne, détruit en 1685, ayant pu être rajouté postérieurement…

Chant en vogue. Sur le même air, au milieu du XVIIIe siècle, J.B. Feillâtre, curé de Saint-Benoît-sur-Loire, écrivit les 27 couplets d’un "Noël nouveau pour la paroisse de Saint-Benoist-Les-Fleury-sur-Loire". Ce chant, comme le dit Victor Pelletier, donne une "excellente description topographique, agricole et commerciale de l’ancienne justice de Saint-Benoît et lieux alentours". Tous les hameaux de Saint-Benoît-sur-Loire et les communes circonvoisines y sont présentés, ainsi que ce que chacun apporte à l’enfant "nouvelet".

Un autre Noël célèbre, "Boutons nout habit le plus biau" (Noël nouveau en langage païen sur l’air de "Les fanatiques que je crains"), est parfois qualifié de "Noël solognot" ou de "Noël orléanais". Il était, selon Félix Chapiseau, "l’un des plus en vogue dans la Beauce et le Perche jusqu’en 1789". Notons enfin un "Noël des bergers de Beauce", chanté en la paroisse d’Artenay, à la messe de minuit, et qui fut publié en 1894 par Jules Brosset.
Ces chants de noël, la plupart anonymes, sont aujourd’hui entrés dans le répertoire populaire et sont repris par des groupes de chants et de musique traditionnelle, comme "Chalibaude"*, en Orléanais.

C.Chenault

* Le Noël des humbles, Noëls anciens du Loiret, Chalibaude, Bouzy-la-Forêt, (marchais.philippe@free.fr)




Rédigé par Alexandre Varagic

mise à jour le 22 décembre 2011



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