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Opinions- Groupe de la majorité départementale

Collectivités locales et familles vont être mises à la diète

Antoine Carré, vice-président du Conseil général

publié le 12 novembre 2014

Une réduction de 21 milliards d’euros de dépenses publiques pour les trois prochaines années : collectivités locales et familles seront impactées et mises à la diète.

L’État ponctionne tous azimuts, en réduisant les dotations des collectivités locales, en taillant dans son propre budget et en s’en prenant à celui de la Sécurité sociale jusqu’à toucher aux allocations familiales, pilier de notre politique familiale depuis des décennies.

Les familles seront ainsi doublement pénalisées par une réduction de leur propre budget et de celui de leur collectivité de rattachement.

En se fiant aux annonces, la prime de naissance serait divisée par trois dès le second enfant ; la durée du congé parental serait réduit à dix-huit mois pour les femmes ; les aides à

la garde d’enfants seraient diminuées dans des proportions importantes ; la majoration pour âge des allocations familiales devrait être décalée de deux ans, c’est-à-dire qu’au lieu d’être versée à l’âge de quatorze ans, elle ne le sera que lorsque votre enfant atteindra ses seize ans, pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2001 et l’allocation mensuelle de base d’accueil du jeune enfant ne serait plus versée dès le premier mois de naissance, mais le mois suivant.

Notre pays présente l’un des plus forts taux de natalité des pays européens. L’application de ces nouvelles dispositions ne sera pas sans conséquence sur ce taux. On pourrait ainsi enregistrer une baisse de la natalité dès 2016.

Dans des temps où la situation économique se complique pour tout le monde, l’État, par ces décisions, appauvrit les familles ainsi que les collectivités locales.

En effet, ces dernières connaitront une réduction de 11 milliards d’euros sur trois ans, qui intègre une réduction de 3,7 milliards pour la seule année 2015 et en direction des familles ce sont près de 700 millions d’euros qui manqueront dans leur porte-monnaie en 2015.

Comment s’étonner, dans ces conditions, que les français n’aient plus le moral ?

Malgré la difficulté que présente un budget sous tension, le Département s’emploiera à poursuivre sa politique de solidarité envers ceux de nos concitoyens qui en ont le plus besoin et en particulier la petite enfance.

Rédigé par Loiret'Mag Page Tribunes

mise à jour le 13 janvier 2015



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