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Opinions- Groupe de la majorité départementale

Dialogue et concertation

publié le 31 août 2015

Contrairement à l’État, les exécutifs locaux ont la responsabilité de bâtir et de présenter les budgets en équilibre. Tous se sont penchés sur la préparation de leur budget 2016 avec une certaine appréhension.

Les causes sont multiples, mais la baisse des dotations de l’État en est l’élément majeur. Notre collectivité n’y échappe pas (– 11 millions d’euros) comme tous les autres départements. À cette diminution des dotations viennent s’ajouter des dépenses en nette augmentation. De quelles natures sont-elles ? Les allocations individuelles de solidarité (+ 8 %) sont du nombre. Parmi elles, les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) sont de plus en plus nombreux du fait de l’allongement de l’espérance de vie, dont on ne peut, au demeurant, que se réjouir grâce aux progrès de la médecine.

La crise de la zone Euro ajoute son contingent de dépenses supplémentaires.

Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) sont partout en augmentation. Les déplacements de populations dus à des événements extérieurs impactent nos budgets.

Pour assurer l’accueil des Mineurs isolés étrangers (MIE) l’État met à contribution les budgets des départements, en leur faisant supporter cette charge, alors que la politique d’immigration est de sa pleine compétence.

Le coût de cette mesure devient exorbitant. Il est évalué à plus de 500 millions d’euros par an pour les départements et la pression migratoire à nos frontières ne cesse de croître.

Enfin, au titre du système de péréquation mis en place par l’État, notre budget a perdu 6 millions d’euros en quatre ans. Nous étions bénéficiaires de 1,8 millions d’euros en 2011 et sommes devenus contributeurs à hauteur de 4,2 millions d’euros en 2015.

L’État ne respecte pas ses engagements, en ne compensant pas auprès des départements les dépenses croissantes. Le reste à charge pour ceux-ci devient un fardeau qui menace l’existence même de nos institutions.

Ces ponctions dans nos budgets obligent les exécutifs à trouver des solutions pour pallier la rareté des ressources. En outre, la loi NOTRe se précise, avec son cortège de transferts de compétences et de réduction des recettes.

Les transports scolaires et l’économie passent sous pavillon de la Région, le tourisme quant à lui serait partagé. Resteraient aux départements les transports scolaires pour les jeunes handicapés, les collèges, la voirie départementale et la Solidarité avec les allocations individuelles de Solidarité.

Cette situation oblige les exécutifs départementaux à trouver de nouvelles pistes de réflexion, afin que leurs politiques soient toujours aussi efficientes avec des ressources de plus en plus rares.

À l’initiative de notre président Hugues Saury qui l’avait annoncé lors de son allocution d’investiture, le Conseil départemental organise au cours de ce second semestre 2015 des Assises thématiques.

Les 7 et 9 juillet derniers les Assises portant respectivement sur l’Autonomie et l’Enfance ont eu lieu. Le 10 septembre ce sera au tour des acteurs œuvrant en faveur de l’Insertion de se réunir, qui seront suivies des Assises sur la Jeunesse et sans doute sur les Finances publiques. Une synthèse de ces travaux permettra de définir des axes de travail et d’économie communs, afin de simplifier et d’optimiser notre action publique.

Une nouvelle base de partenariat est à écrire avec vous tous, tout en maintenant un service public de qualité.

Vos conseillers départementaux restent à votre écoute, ils et elles vous souhaitent une bonne rentrée des classes pour les plus jeunes d’entre vous et pour tous les autres une bonne reprise de vos activités.

Rédigé par Loiret'Mag Page Tribunes

mise à jour le 1 septembre 2015



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