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Eric Doligé : "La situation financière du Loiret est bonne mais se dégrade du fait d'un contexte sur lequel il n'a pas prise"

 
30/09/2011
L'Assemblée départementale s'est réunie en session le 29 et 30 septembre à l'Hôtel du Département. Éric Doligé, Président du Conseil général du Loiret, fait le point sur les sujets traités par les élus. Entretien.
Vous préparez déjà le Budget 2012 qui sera étudié lors de la session de novembre, comment envisagez-vous ce grand rendez-vous de fin d'année ?
C'est un rendez-vous majeur pour toute collectivité de voter son budget. Ce sera un rendez-vous très studieux où il faudra faire des choix et avoir le courage de choisir parmi les différentes politiques, celles sur lesquelles il faudra amplifier les efforts et celles sur lesquelles il faudra réduire. Ce sera donc un budget de choix.

Dans ce contexte de crise, que pouvez-vous dire sur la situation des finances du Département ?
Aujourd’hui, la situation des finances est bonne. Elle est bien sûr un peu moins bonne qu’il y a deux ou trois ans mais le Loiret fait partie au niveau national des départements qui ont un bon budget et un bon équilibre financier. Notre objectif, est de tout faire pour que cet équilibre puisse perdurer. Il faudra donc plus de recettes et moins de dépenses.

Le Conseil général continuera-t-il d'investir dans ses projets dans les années à venir et quels sont les principaux projets d'investissements ?
Les grands projets d’investissement sont toujours les mêmes. D’abord nos priorités ce sont les collèges, on continuera sur le même rythme d’ailleurs, ils sont engagés. L’aménagement routier aussi qui est important pour permettre le développement économique. Alors nous verrons si nous devons réduire un petit peu pendant une période d’un an ou deux. Et puis, bien évidemment, le très haut débit mais également l'aide aux communes pour leurs propres investissements.

Lors de la session du 7 octobre l’assemblée départementale va aborder trois thèmes importants : le SRADDT, la gestion des risques et la mutualisation des moyens entre le Conseil général et le SDIS. La Région Centre a sollicité l’avis du Conseil général sur le Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT). Quelle est la position du Département sur ce sujet ?
Ce qu’il faut savoir c’est que ce document, ça fait 11 ans qu’on l’attend et il avait été prévu dès 1999 au niveau de la loi. Et aujourd’hui, il nous arrive et ce n'est pas un schéma, nous considérons que c’est un catalogue de propositions sans priorités et sans que soient précisées les modalités financières et partenariales de mise en oeuvre. Ce sera donc très difficile de pouvoir remettre de l’ordre dans ce document qui n'aborde pas la gouvernance indispensable notamment entre le Département et la Région. Nous sommes pour l’instant, un peu déçu et nous allons faire des propositions pour lui donner une vraie plus-value.

La gestion des risques est devenue un sujet de préoccupation avec l’accident nucléaire de Fukushima en février dernier. Quel est le dispositif de gestion des risques mis en place par le Conseil général ?-
En premier lieu, les risques sont très importants sur tous les territoires. Vous avez des risques de tempêtes, des risques en hiver, des risques de santé publique, des risques d’inondation donc on se doute que les risques sont multiples. Dans le Département, on s’est vraiment organisé depuis longtemps. On a mis en place une cellule avec des schémas pour gérer non seulement la crise mais également la post-crise. Donc tout le monde est sur le pied de guerre au niveau du Département au cas où un risque se produirait et nous sommes très organisés en la matière.

Le Conseil général et le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) développent des synergies depuis 2005. Comment se déroule ce partenariat et quelles sont ses perspectives ?

Lorsque la départementalisation a été mise en place, il y a eu de l'inquiétude au SDIS mais au Département aussi de voir un potentiel rapprochement, voire une absorption de certains services par d'autres. On s'aperçoit aujourd'hui, cinq ans après, que tout fonctionne très bien. On est arrivé à travailler en complémentarité. Le Conseil général s'est investi dans les domaines où il est compétent, par exemple l'informatique ou les bâtiments, ce qui a permis d'apporter un appui très technique au SDIS. Et des deux côtés, on est vraiment ravi du travail que l'on fait en commun. En plus, on découvre pour le Conseil général ce qu'est un Service départemental d'incendie et de secours et inversement. Donc vraiment, c'est une plus-value pour les deux collectivités et les deux services.

Propos recueillis par B. Sanson





Rédigé par Barthélemy Sanson

mise à jour le 10 octobre 2011



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