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Faustine Perbal, fière d'être solidaire

Faustine Perbal (photo C. Castagné)

Faustine Perbal

(photo C. Castagné)

26/04/2016
Faustine Perbal, assistante sociale de formation, a évolué en milieu hospitalier, œuvré pour l’aide sociale à l’enfance au Département, avant de devenir évaluatrice famille d’accueil, en 2014. Sa mission ? Favoriser l’autonomie des Loirétains.
Qu’est-ce que l’accueil familial PAPH* ? C’est un dispositif obligatoire dans les Départements : des professionnels accueillent une ou plusieurs personnes âgées ou en situation de handicap. Historiquement, la solidarité était familiale : les personnes dépendantes restaient au domicile des enfants. La société a évolué, les femmes ont commencé à travailler. Un besoin de prise en charge des personnes dépendantes s’est fait sentir. L’accueil familial s’est ainsi démocratisé dans les années 90, puis s’est développé dans les années 2000, jusqu’à la loi du 28 décembre 2015 qui a professionnalisé davantage le métier d’accueillant familial. Actuellement, on en compte environ 70 dans le Loiret, pour un total de 174 places.

Quel est votre travail au sein du service Accompagnement de la direction de l'Autonomie ? Avec ma collègue infirmière, nous évaluons, dans un premier temps, les demandes d’agrément, délivrés pour cinq ans aux accueillants familiaux. Nous les soutenons, ensuite, au quotidien et les accompagnons dans leur professionnalisation.
En parallèle, nous recevons les demandes des personnes qui souhaitent être accueillies. Nous examinons avec elles la faisabilité de leur projet ; à savoir l’adéquation entre leurs besoins et le service qui peut être rendu. Nous nous rendons trois fois par an minimum dans chaque famille, sur tout le département, pour contrôler les conditions d’accueil et nous assurer du bien-être des pensionnaires.

Comment se fait l’évaluation ? Nous recensons les besoins de la personne émanant du vieillissement ou du handicap.
Pour les séniors, nous échangeons avec les enfants ou les tuteurs pour déterminer si l’accueil familial est adéquat ou non ; une pathologie nécessitant des connaissances médicales particulières serait incompatible. Nous nous appuyons également sur l’évaluation du niveau de dépendance déterminé par nos collègues chargés de l’Apa.
En matière de handicap, le Département a mis en place une procédure d’avis médical. Le médecin départemental donne un avis consultatif qui nous aide à nous positionner.

Quelle est la finalité de l’accueil familial ? Il constitue une alternative à mi-chemin entre le domicile et l’établissement. À 85 ans, par exemple, si on habite depuis cinquante ans dans la même maison, il est compliqué d’envisager de perdre subitement ses repères. L’accueil familial permet une transition en douceur, d’accepter peu à peu la dépendance et le vieillissement. En outre, ce dispositif est individualisé, singulier. Les besoins de la personne sont pris en compte : elle participe aux actes de la vie courante, se voit proposer des sorties, dispose de sa propre chambre, échappant, ainsi, au rythme collectif parfois contraignant des établissements. Nous veillons à ce qu’une harmonie familiale soit trouvée, en accompagnant les pensionnaires dans leur projet de vie, à travers une acceptation de la dépendance et la détermination d’objectifs d’autonomie.

Cela favorise-t-il le lien intergénérationnel ? Même si nous sommes dans le cadre d’une relation professionnelle, des liens affectifs d’ordre familial peuvent se nouer. Quand les personnes se sentent bien, elles se permettent d’être elles-mêmes, et de rentrer dans une proximité avec les familles, en partageant le quotidien (repas, jeux avec les enfants…). Pour autant, nous restons dans de l’accueil professionnel, qui exige de la part des accueillants une posture de responsabilité. Il est nécessaire de garder une distance, pour se protéger mutuellement, car selon leur projet de vie les pensionnaires peuvent être amenés à quitter le domicile.

Quelle satisfaction vous procure ce métier ? J’ai plaisir à travailler auprès des accueillants, à les aider à devenir des professionnels. En tant qu’assistante sociale, mon objectif est l’autonomie des personnes ; c’est ce qui m’anime au quotidien. Ce dispositif, que j’ai découvert au Département, poursuit une finalité sociale de première importance, par l’alternative qu’il offre aux personnes confrontées à la dépendance. Il est le fruit d’un travail collaboratif, en lien avec les partenaires, au sein d’une équipe concernée, évoluant dans l’entraide et la symbiose. Nous croisons nos regards, nos expériences et nos compétences pour contribuer à favoriser l’autonomie des Loirétains.

*PAPH : personnes âgées, personnes handicapées
C.Castagné




Rédigé par Edith Combe

mise à jour le 27 avril 2016



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