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La Solidarité vue par Alexandrine Leclerc

"Comment maintenir la présence du Département sur les territoires, pour une proximité avec les usagers, en rationnalisant notre fonctionnement ? Efficience et bienveillance seront mes maîtres-mots."

"Comment maintenir la présence du Département sur les territoires, pour une proximité avec les usagers, en rationnalisant notre fonctionnement ? Efficience et bienveillance seront mes maîtres-mots."

(Photo C. Castagné)

11/05/2016
Avant de devenir vice-présidente, Alexandrine Leclerc était professeure de Lettres. Un engagement auprès des Loirétains qu’elle poursuit au sein de la commission de l’Enfance, des Personnes âgées et du Handicap.
Quelle est le rôle de la commission que vous présidez ?
Nous sommes sept à y siéger, élus dans différents endroits du territoire, partageant notre connaissance des acteurs locaux. La commission de l’Enfance, des Personnes âgées et du Handicap intervient sur deux plans. Nous étudions, d’abord, les conventions et les demandes de subvention émanant de nos partenaires. Nous travaillons, aussi, sur le fonctionnement de la collectivité afin d'optimiser le service rendu aux usagers. Par exemple, nous avons mené une étude approfondie avec la direction de l'Autonomie sur le référentiel interne Apa. Ce référentiel est garant d’une équité de traitement des personnes âgées du Loiret pour l'élaboration du plan d'aides.

Comment le Département
s’occupe-t-il de la dépendance ?
L’accélération de l’indice de vieillissement de la population a fait émerger des besoins plus prégnants en termes d’accompagnement de nos aînés. La loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 revisite la solidarité à l'égard des anciens les plus vulnérables. On entre aujourd’hui de plus en plus tard en maison de retraite médicalisée. Le besoin d’adapter nos établissements à ces changements s’est fait sentir pour disposer d’infrastructures et de matériels adaptés au grand âge, voire à la grande dépendance. Le Plan solidarité Ehpad que nous conduisons projette de restructurer, rénover ou reconstruire vingt-quatre établissements sur la durée du mandat, d'ici 2020. Trois établissements départementaux seront achevés sur 2016. La direction de l’Autonomie continue les visites de terrain pour affiner la programmation. Nous préparons, en parallèle, avec les services, le Schéma de l’autonomie. Il permettra de dessiner un parcours de vie avec les personnes confrontées à la dépendance, prenant en compte, de manière singulière, leurs perspectives d’avenir.

Comment le Département intervient-il en faveur du handicap ?
Les personnes handicapées peuvent bénéficier d’aides à domicile, être orientées en établissements. C'est Agnès Chantereau qui préside la CDAPH, instance décisionnaire. Une évaluation des besoins est effectuée par les services et le dossier validé par un médecin départemental. L’instruction des dossiers est, il faut le reconnaître, trop tardive. Un audit conduit au sein de la Maison des personnes handicapées (MDPH) a mis en lumière des marges d'amélioration concernant le fonctionnement du GIP. Les agents ont fait des propositions. Parmi les pistes d’amélioration identifiées, la MDPH mène un important chantier de numérisation des dossiers. Il permettra, à terme, un suivi plus rapide et collaboratif des demandes par les services. Par ailleurs, la MDPH déménagera, à l’automne, pour gagner l’actuel site de la MDD Orléans-sud, qui viendra, elle, à Coligny. L’objectif est de faire de la MDPH un lieu accueillant et accessible pour les usagers, autant qu’un espace de travail agréable pour les agents.


Quel est le sens commun des interventions pour l’enfance ?
La prévention et la protection. Nous intervenons dans deux grands champs : la Protection maternelle et infantile (PMI) qui concerne les 0-6 ans, et l’Aide sociale à l’enfance (Ase). La PMI est centrée sur la prévention et l’accompagnement des tout-petits et de leurs parents. L’Ase propose, elle, des interventions à plusieurs degrés, sur la base de signalements des partenaires et organismes extérieurs, et bien sûr à partir d’informations dites préoccupantes. Nos interventions et suivis vont de l’accompagnement éducatif ou parental au placement en institution. Par exemple, la Maison de l’Enfance, établissement départemental, accueille les enfants placés temporairement, parfois plus longtemps ou encore de façon urgente. Ses agents font un travail remarquable dans la prise en charge et l’orientation de ces enfants confrontés à des situations difficiles.

Comment percevez-vous l’évolution de la condition des enfants ?
On observe aujourd’hui une certaine déstructuration de la cellule familiale et des fondamentaux parentaux qui ne sont plus en place. Sans base solide, les jeunes se construisent plus difficilement. Et parallèlement, les services reçoivent de plus en plus de parents désorientés, qui avouent "ne pas savoir faire". C’est une des raisons pour laquelle, avec le budget contraint du département que nous connaissons, nous avons décidé de l’arrêt du financement des relais d’assistants maternels et ce, afin d'affecter ces moyens financiers au profit d’un soutien à la parentalité. Nous travaillons avec les élus locaux et nos partenaires pour trouver, ensemble, les réponses à apporter en matière de prévention et de protection de la jeunesse.

Propos recueillis par C. Castagné




Rédigé par Gwenaël Cuny

mise à jour le 11 mai 2016



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