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Le métier d'assistant-e familial-e en bref

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Famille d'accueil : un métier à part entière

Choisir d'être assistant-e familial-e c'est choisir de prendre en charge, à son domicile et moyennant rémunération, un enfant qui ne peut demeurer dans sa propre famille. Ce dispositif qu'on appelle accueil familial permet de résoudre une situation particulière concernant l'enfant. Son objectif est de traiter le dysfonctionnement éventuel de la relation enfant-parents, tout en conservant sa culture familiale afin d'envisager un retour dans son foyer. Dans le cas où cela est impossible, il s'agit alors d’aider l’enfant à grandir en maintenant le lien avec sa famille.

L’assistant-e familial-e est un travailleur social
selon le Code de l’Action sociale et des Familles : "L’assistant familial est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement, de façon permanente des mineurs ou des jeunes majeurs de moins de 21 ans à son domicile. Son activité s’insère dans un dispositif de protection de l’enfance, un dispositif médico-social ou un service d’accueil familial thérapeutique. Il exerce sa profession comme salarié de personne morale de droit public ou de droit privé."


Les caractéristiques du métier d'assistant-e familial-e

L’assistant-e familial-e participera à la prise en charge pluridisciplinaire et à l’accompagnement de l’enfant. Il est membre de l’équipe à part entière. Celle-ci a pour objectif de réfléchir à la place de l’enfant dans un contexte global, affectif et social, de conduire des projets éducatifs individualisés respectant le droit des parents. L’assistant familial constitue avec les personnes résidant à son domicile, une famille d’accueil.

Tous doivent être conscients de la modification de la dynamique familiale et adhérer à ce projet. En acceptant d’ouvrir son espace familial à un enfant venu d’ailleurs avec sa propre histoire, l’assistant-e familial-e aura une place privilégiée dans l’observation du comportement de l’enfant au quotidien.

Les caractéristiques :
  • un agrément délivré par le président du Conseil départemental du lieu de résidence ;
  • un employeur institutionnel (l’assistant familial n’est jamais travailleur indépendant et ne peut être employé par un particulier) qui intervient dans les domaines de la protection de l’enfance, médico-social ou thérapeutique ;
  • une rémunération réglementée ;
  • un accueil permanent limité à trois mineurs et/ou jeunes majeurs ;
  • un accompagnement professionnel par le service employeur ;
  • une formation obligatoire de 300 heures ;
  • un investissement affectif nécessaire pour l’enfant accueilli mais respectueux de la place de sa famille.


Témoignage

Jocelyne et Daniel forment depuis plusieurs années un couple d’assistants familiaux. Chez eux : six enfants placés par le Conseil départemental. Rencontre.

"Après ma formation de soixante heures, on m’a confié un garçonnet de six ans. Hyperactif. Il avait du mal à se concentrer, ne parlait pas, n’était pas propre... Aujourd’hui, il écoute, arrive à parler et est propre." Ainsi parle Daniel avec un sourire radieux aux lèvres. Un an plus tard, après sa formation complète de 240 heures, il obtient son brevet d’État d'assistant familial (DEAF). Une fillette de quatre ans, Mathilde, est alors placée chez le couple. "C’était le 26 juin et début août, on partait en vacances… un moment différent. On est plus cools et on observe l’enfant plus facilement. Elle s’est adaptée très facilement."

Des arrivées et des départs. "Vendredi, le petit qu’on gardait depuis cinq ans est rentré chez lui. Il était très attaché à moi. Il n’avait même pas de photo de son père. Je lui avais appris plein de choses. Alors ça été un peu dur, pour nous deux. Mais, c’est notre métier, on le sait. Ce ne sont pas nos enfants. Notre but : qu’ils puissent retourner chez leurs parents."

Quand un enfant part, un autre arrive. "Là, on est en période d’adaptation avec une pré-ado de 13 ans. Elle restera avec nous un an. Une ordonnance du juge l’a prévu car il n’y a plus de danger à ce qu’elle retourne chez sa maman. Elle y rentrera d’abord tous les week-ends, puis pendant les vacances. On verra si la mère s’investit et si les retours sont positifs." Avant que la jeune fille revoit le juge, Daniel fait ce qu’on appelle une synthèse avec l’équipe de la Maison du Département (MDD) afin de savoir si elle sera prête à rentrer chez ses parents.

Une vie avant et la vie après. Avant, Daniel était directeur d’une agence d’électricité en gros. "Je l’ai mise sur pied. J’avais embauché un jeune. Je lui ai donné sa chance. Aider les jeunes, j’aime ça." Mais le travail de Daniel le stressait. "Je passais du temps avec les enfants dont s’occupait ma femme. Ils m’apportaient tellement, qu’un jour j’ai dit : j’appelle le Conseil départemental et je vais essayer. Et je ne regrette pas du tout ! Avec les enfants, on se promène souvent dans la nature, parce que c’est formateur. Je les emmène aussi à la pêche." Les journées sont bien chargées, même si tous vont à l’école. La machine à laver tourne trois fois par jour, on est huit à table… Et par exemple, cet après-midi ? "Je conduis Mathilde en visite médiatisée à la MDD, avec sa référente et son papa. Puis, direction l’hôpital pour une visite de contrôle car elle s’est cassé le coude."

Que pense-t-il du fait que le métier se masculinise ? "C’est bien ! Je sais tout faire : à manger, le linge, changer les petits, m’en occuper quand ils sont malades. On leur apporte autre chose. Je veux leur faire découvrir un maximum de choses, tout ce qu’ils auront pris dans leur petite tête, ce sera du plus. Je suis content de travailler avec ma femme. On se complète."

Propos recueillis par Édith Combe (Loiret mag n°12)


Rédigé par Gwenaël Cuny

mise à jour le 1 décembre 2016



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