Accès direct au contenu


Vous êtes ici : Accueil > Actualités et loisirs > L'actualité du Loiret

Les Javoy : coques en stock

Les Javoy cultivent plus de 650 noisetiers à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

Les Javoy cultivent plus de 650 noisetiers à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

(Photo C. Anton)

06/11/2017
À Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, le couple Javoy cultive des noisetiers depuis plus de quarante. À la tête d’une exploitation de trente-deux hectares, Damien Javoy vient de terminer la récolte en famille.
Qui ne connaît pas la noisette, ce petit fruit spécifique de l’automne dont raffolent les écureuils ? Pour autant, savez-vous que sous sa coque se cachent de nombreuses vertus et beaucoup de vitamines ? De la E aux propriétés antioxydantes mais celles du groupe B (B1, B5, B6, B9) ; des minéraux tels que du potassium, du phosphore, du magnésium ou du calcium ; sans oublier des oligo-éléments comme le fer, le manganèse et le zinc.

Et contrairement aux idées reçues : elle n’est pas grasse ! Elle permettrait même de réduire le taux de mauvais cholestérol. D’ailleurs dès l’Antiquité, les Grecs et les Romains consommaient la noisette autant pour ses qualités gustatives que pour ses vertus médicinales.

40 ans de culture
Au hameau des Muids, à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, la famille Javoy, cultive des noisetiers depuis plus de quarante ans. C’est à l’automne, en septembre et octobre, que se récoltent les noisettes. Dans le Loiret, ils sont les seuls à en produire. Damien Javoy explique : "En tant qu’arboriculteurs, nous faisions de la vigne et des fruitiers. En 1974, c’était une année où les pommes se vendaient mal car il y avait surproduction. J’avais lu un article dans un journal professionnel sur la culture des noisetiers. À l’hiver 1975, nous en avons donc planté deux hectares la première année. Aujourd’hui, nous en cultivons trente-deux hectares avec mon épouse Françoise et mon fils Clément." Avec 666 arbres et deux à trois tonnes de noisettes à l’hectare, cela fait beaucoup de travail.

Si le noisetier s’adapte à n’importe quel sol, il faut attendre six ans avant qu’il ne produise des fruits. "Être attentif à son verger c’est essentiel, souligne Damien Javoy. Les noisetiers demandent un arrosage minutieux en été que l’on peut effectuer avec un système de goutte à goutte." Autre astuce : après avoir taillé les branches au printemps, celles-ci sont récupérées et broyées pour être ensuite placées aux pieds des arbres. Cela permet de garder la fraîcheur et d'apporter des matières organiques au sol.

90 % de la récolte vers le Lot-et-Garonne
Aujourd’hui, la famille Javoy cultive une dizaine de variétés de noisettes pour une récolte annuelle de plusieurs tonnes. Françoise Javoy procède alors à un premier tri pour enlever végétation et impuretés avant que les fruits soient placés dans des palox (grands compartiments). Puis, ils sont acheminés vers la seule et unique coopérative française "unicoque" basée à Cancon dans le Lot-et-Garonne. 90 % de la récolte y est destinée, les 10 % restant étant réservés aux Loirétains. Les noisettes hilairoises sont donc consommées dans toute la France, en fruit sec, ou encore en huile très goûteuse et parfumée.

C. Anton




Rédigé par Angeline Foucard

mise à jour le 7 novembre 2017



Plan du site

Département du Loiret
45945 Orléans
Tél : 02 38 25 45 45
Téléphone accessible aux personnes sourdes et malentendantes