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LGV : deux tracés à l'étude

La LGV pourrait bien passer par le Loiret en 2025 avec la création de la ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon (Pocl).

La LGV pourrait bien passer par le Loiret en 2025 avec la création d'une ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon (Pocl).

(Photo D. R.)

22/07/2012
Fin juin, Réseau ferré de France (RFF) a rendu publique sa décision de continuer à étudier la faisabilité de la ligne à grande vitesse Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon. Cela en étudiant plus en détail deux scénarios : ouest et médian.
Poursuite du projet de LGV. C’est avec discrétion - nouveau contexte politique oblige - que Réseau ferré de France (RFF) a indiqué, mercredi 20 juin, sa volonté de poursuivre l’aventure LGV Pocl (Paris - Orléans - Clermont-Ferrand). Une délibération de son conseil d’administration, publiée sur son site Internet, indiquait sa décision "d’étudier les conditions de la poursuite du projet de LGV Pocl par une étape préliminaire aux études préalables à l’enquête d’utilité publique, d’une durée d’un an". Cette annonce était particulièrement attendue, après un débat public qui a suscité une très forte mobilisation de la population et des collectivités de l’ensemble des territoires concernés, d’octobre 2011 à janvier 2012.

De là à décevoir quelque peu l’attente… "Une étude complémentaire d’une année peut se justifier à priori, concède Eric Doligé, président du Conseil général du Loiret. Mais les élus avaient majoritairement choisi le tracé ouest. RFF pouvait, avec ces éléments être plus actif dans sa décision." Reste que l’ouverture, vers 2025, d’une LGV qui doublerait la ligne Paris-Lyon (bientôt à saturation), désenclaverait le grand centre de la France, desservirait Orléans et le Loiret et mettrait Clermont-Ferrand à moins de deux heures reste parfaitement d’actualité, selon Thomas Allary, directeur du projet Pocl pour RFF. "Simplement, des incertitudes nécessitent un approfondissement des études pendant environ 12 à 18 mois."

Paris/Orléans en moins de 40 minutes. En cause, toujours selon Thomas Allary, des questions techniques et environnementales d’une part - comme, dans le Loiret, le contournement de la Sologne notamment - et des questions économiques et budgétaires d’autre part, le nouveau gouvernement pouvant décider de hiérarchiser différemment ses priorités, alors que le coût de la LGV devrait avoisiner les 13 milliards d’euros. "Nous savons que le financement est délicat à mettre en oeuvre, reconnaît Éric Doligé. Mais ce sujet ne sera vraiment concret que lorsque le tracé sera connu, les partenaires pouvant alors rechercher ensemble une solution."

"C’est pour lever les incertitudes et construire le scénario les plus adapté avec l’État, les collectivités et le grand public, nous avons donc décidé de cette phase de réflexion", indique toutefois le directeur du projet. Car, si le tracé ouest a été largement préféré par les collectivités, la SNCF, elle, préférerait jouer la carte commerciale du scénario médian, puisque son temps de parcours permet un meilleur report modal de l’avion vers le train. Seule certitude, donc, à ce jour : Orléans et le Loiret seraient desservis à grande vitesse et placés à 35 à 40 minutes de Paris.
A suivre, donc, lors des études à venir, menées par RFF sous l’égide d’un comité de pilotage qui regroupera notamment l’Etat et les principales collectivités territoriales concernées.

L. Bigot




Rédigé par Barthélemy Sanson

mise à jour le 22 juillet 2012



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