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Roger Toulouse, peintre...

Une oeuvre en constante évolution.

Une oeuvre en constante évolution.

(Photo Roger Toulouse, Max Jacob au ciel, 1943, Orléans, Bibliothèque municipale)

05/12/2004
A tout artiste il faut un "découvreur" sinon un mentor. Pour le jeune Roger Toulouse, dont on célèbre cette année le dixième anniversaire de la disparition, c'est Max Jacob qui remplira ces deux fonctions...
Une rencontre déterminante. Printemps 1937. C'est alors qu'il s'apprête à rejoindre Saint-Benoît-sur-Loire, où il fait désormais retraite, que le poète avise dans la vitrine d'un marchand de couleurs à Orléans, un ensemble de toiles dont la force expressive et la singularité le frappent. Ami de Picasso et de tous les peintres de la "Butte", avec lesquels il partagea la bohème artistique du début du siècle, Max Jacob est immédiatement séduit par les oeuvres de celui qu'il qualifiera bientôt "d'homme nouveau" et qui, il en est persuadé, "marquera fortement sa place".

La rencontre - et l'amitié - qui s'ensuivront vont être déterminants. Et cette année là marque son véritable acte de naissance pictural. Présenté dès l'automne à Picasso, Toulouse voit ses toiles exposées à la Galerie de Beaune à Paris. L'une des premières, l'Américaine Gertrude Stein ("le musée du Louvre des Modernes", Max Jacob dixit) achète plusieurs de ses toiles. Pour le jeune peintre, c'est une période de création fébrile.

Une oeuvre en constante évolution. A l'issue de la guerre, on le retrouve à Berne, sélectionné par Balthus pour une grande rétrospective de "l'École de Paris", et bientôt abonné régulier du Salon de mai. Il s'en faudrait de peu qu'il ne devienne une "coqueluche" des galeries et salons parisiens. Mais l'homme est né discret, solitaire et patient, artisan autant qu'artiste... Dès les années cinquante, Roger Toulouse choisit le "repli" sur sa ville.

C'est là, quarante années durant, qu'il va développer, en marge des chapelles et des écoles, une oeuvre en constante évolution où l'on pourra distinguer, après le surréalisme des débuts et l'inspiration expressionniste de l'après-guerre, quatre "périodes" picturalement très différentes mais toutes tendues vers une exigence constante : témoigner des interrogations du temps, du monde tel qu'il va... et ne va pas. Dix ans après sa mort, son oeuvre n'a rien perdu de sa force.

J-L.Derenne

Roger Toulouse en 5 dates

  • 19 février 1918 : naissance à Orléans.
  • Septembre 1932 : entrée à l'École des Beaux-arts d'Orléans.
  • Années 40-années 80 : une centaine d'expositions et de salons en France et dans le monde.
  • Avril 1991 : rétrospective de l'oeuvre au Musée des Beaux-Arts d'Agen.
  • 11 septembre 1994 : mort de l'artiste à Orléans.



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mise à jour le 15 septembre 2011



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