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Une cellule dédiée à la gestion de crise

Didier Roch, directeur de crise délégué du Conseil général.

Didier Roch, directeur de crise délégué du Conseil général.

(Photo D. Chauveau)

17/02/2012
Canicule, tempête, hiver exceptionnel, inondation ou encore accident industriel, le Département s’est engagé dans une démarche globale de réduction de ses vulnérabilités. Aussi, pour faire face à toute éventualité, le Conseil général a construit son dispositif de gestion de crise.
Cellule de crise. "Dès que l’alerte est donnée par la préfecture, le Département active sa cellule de crise, sous l’autorité du président du Conseil général et de son directeur des services départementaux", explique Didier Roch, directeur de crise délégué. "Disposant de correspondants dans les différentes directions (transports, routes, éducation, autonomie, etc.), cette cellule est chargée de la mise en œuvre opérationnelle des différents plans d’action et répond aux demandes de l’Etat en termes de mobilisation des moyens départementaux."

Un ensemble de compétences. Si nécessaire, la cellule de crise peut prendre sa forme dite "restreinte", typiquement lors d’un événement à cinétique rapide (par exemple accident de transport de matières dangereuses) ; son fonctionnement ne nécessite pas alors l’implication de l’ensemble des services. En dehors de ces cas spécifiques, la cellule de crise s’appuie sur l’ensemble des compétences de tous les services et de tous les agents ; elle articule son action autour de deux pôles, "Anticipation et décision" (conduite opérationnelle) et "Suivi de la situation et préparation des décisions" (appui), le tout avec un bureau de communication transversal aux deux pôles, pour l’application du plan de communication de crise départementale.
E.Boutheloup

Outils spécifiques pour gestion de crise

Plus que jamais, le Web est au cœur de la gestion de crise, comme en témoigne Gwenaël Cuny, webmaster éditorial - chef de projets au Conseil général : "Loiret.com a connu son pic historique de fréquentation lors de l’épisode neigeux de 2010, avec 16399 visites et 56607 pages vues en 24 heures, le 29 novembre." Mais, en plus du fil d’actualité et des bulletins spéciaux diffusés par la direction de la communication et les services sur le site loiret.com, une cartographie dynamique des risques par canton est en cours de développement. Outre l’aide à la décision pour les gestionnaires de crise, cet outil permettra d’informer, selon la nature du message, d’un côté Etat, collectivités, partenaires et entreprises et, de l’autre, le grand public.

L’idée est, par exemple, de pouvoir croiser des données routières avec des hauteurs d’eau pour chaque scénario d’inondation, afin de déterminer si et comment un point donné du réseau routier peut être impacté. Et dans le souci d’assurer la continuité des services à la population, la mission "Connaissance des territoires et des populations" (MCOTP) a aussi développé un logiciel de géo-référencement. "Il s’agit de géo-référencer le domicile et le lieu de travail de chaque agent, données qui restent bien sûr confidentielles, afin de déterminer leur vulnérabilité en cas de crise. Ainsi, il est possible d’identifier les personnes ressources disponibles et de qualifier leur mission", précise Jérôme Baret, responsable de la (MCOTP).

Lente ou rapide ?

Il existe deux grands types de phénomènes à l’origine d’une crise majeure : à cinétique lente ou à cinétique rapide. Et la distinction entre ces deux situations, en fonction de la vitesse des événements, s’avère essentielle. Elle conditionne les moyens à mettre en œuvre pour la protection des personnes et des biens, tout comme les comportements à adopter en période de crise. Ainsi, dans le cas d’une crue par exemple, on parlera de cinétique lente s’il s’agit d’un phénomène de type débordement de rivière ou remontée de nappe phréatique ; dans ce cas, les événements laisseront assez de temps pour permettre à des plans d'évacuation ou de mise à l’abri de fonctionner. Dans le cas contraire, on parlera de cinétique rapide (rupture de digue, etc.). Par ailleurs, pour de tels phénomènes dangereux, sept niveaux d’aléa sont définis réglementairement, de "Faible" à "Très Fort +", en fonction à la fois des probabilités des phénomènes et des intensités de leurs effets.



Rédigé par Alexandre Varagic

mise à jour le 16 février 2012



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