Cadeaux : notre sélection de livres loirétains pour Noël

08 décembre 2025

En cette fin année, le choix de livres écrits par des Loirétains ou publiés par des maisons d'édition du département est vaste. Nous en avons lu beaucoup pour vous et retenu une sélection qui, à coup sûr, fera plaisir à vos proches. Il y a des beaux livres, bande dessinée, polar, nouvelles, fantasy...  !

 

Brèves histoires de roses, suivies de L’horticulture dans le Loiret un héritage vivant

Brèves histoires de roses, suivies de L’horticulture dans le Loiret un héritage vivant • Claude Leforestier • Éditions du jeu de l’oie • 35 €

Saviez-vous que l’on cultive les roses dans le Loiret dès XVIe siècle ? Les roses sont non seulement décoratives, un véritable plaisir pour les yeux et le nez, mais elles sont aussi intéressantes sur les plans alimentaire (thé et tisane, bonbons, loukoum, sirops, confiture…) et cosmétiques (parfum…). La rose est peinte, comme sujet seule ou agrémentant un portrait, « chantée, citée dans de nombreux écrits […]. La rose incarne tout à la fois la féminité, l’émotion, la jeunesse, la douceur et la volupté par ses coloris et le toucher de ses pétales. Elle est aussi attachée au prestige, à la beauté, à l’élégance et au raffinement. ». La beauté de la rose est vantée dans la littérature… voyez ce Roman de la Rose, écrit par deux Loirétains Guillaume de Lorris et Jean de Meung, qui avec près de 22 000 vers célèbrent la fleur.

Ce livre de Claude Forestier est un véritable précis sur les rosiers : après l’avoir refermé on saura tout sur cette plante millénaire. Son histoire, ses bienfaits, sa place dans le règne végétal, les catégories, l’obtention de nouvelles variétés, sa commercialisation et sa protection, la conservation des collections

Il contient aussi des conseils très pratiques : en plantant un pied de lavande juste à côté de votre rosier, adieu les pucerons ! Apprenez à les tailler et les entretenir

Nous faisons connaissance avec quelques personnalités essentielles au monde de la rose, par exemple Léon Chenault, auquel une statue rend hommage au parc Pasteur à Orléans.

La préface, illustrée d’une photographie du château de Chamerolles, château des parfums qui possède de nombreuses variétés de roses, est de Marc Gaudet, président du Département du Loiret. 

Au fil des pages, de très nombreuses images rendent hommage à la reine des plantes. Et nous prend l’envie de les cultiver toutes dans notre jardin… tant il est difficile de choisir : leurs fleurs étant parfaites… Simples avec peu de pétales, comme l’Alisontia®, ou la Rosa canina ou complexes, à l’image de la rose Blush® Evevic et Toul® Evejubisia.

C’est un beau livre à offrir à Noël aux amoureux des roses, à ceux qui possèdent un jardin !

 

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Dames de fraises, doigts de fée

Dames de fraises, doigts de fée • Annelise Verdier • Éditions Alifbata • 21 €

Chaque année, des milliers de Marocaines traversent la Méditerranée pour cueillir des fraises chez de gros producteurs espagnols. Elles sont recrutées parce qu’elles sont femmes, jeunes, mères et pauvres. Laissant leur famille derrière elles, elles se retrouvent, pour une saison, dans la région de Huelva. Ayant l’espoir d’un avenir meilleur, notamment pour leurs enfants, elles travaillent dur, dans des serres surchauffées, respirant les pesticides répandus par d’autres ouvriers venant eux du Mali, sont humiliées voire abusées par certains employeurs… 

La première année, ces ouvrières sont obligées d’acheter un équipement pour travailler et vivre dans un habitat précaire : draps ; couvertures ; gants ; bottes en caoutchouc ; survêtement ; casquette ; passeport, pour lequel elles empruntent de l’argent s’endettant avant même de commencer à travailler, comme l’a fait Farida, l’une des héroïnes de ce livre. Elle s’exile plusieurs mois pour nourrir ses enfants : son mari ne travaillant pas à cause d’un asthme qu’il ne peut soigner faute d’argent. Alors, avec les autres femmes, elle ramasse les fraises andalouses qu’on trouve sur les marchés et dans nos supermarchés.

Un roman graphique coup de poing plein de sensibilité. Grâce à lui, les ouvrières saisonnières marocaines ne sont plus invisibilisées… Elles ont le visage de Farida, Nadia, Ghania, Zhor, Samia, Najet… qui malgré la violence subie restent solidaires, se consolent en cas de drame (décès, grossesse involontaire…), se réconfortent lorsque l’épuisement est au rendez-vous.

Annelise Verdier s’est inspirée de l’ouvrage éponyme de Chadia Arab, géographe, directrice de recherche au CNRS et enseignante à l’université d’Angers. Elle s’est aussi rendue en Espagne où elle a constaté « les mains tachées et irritées par les produits ». Elle a également rencontré des femmes qui lui ont parlé des « logements pourris, l’impression d’être traitées comme des animaux ».
 

À lire absolument.

 

dames de fraises

Enfances

Enfances • Foucault Barret • L’andriague • 20 €

Foucault Barret vous livre dix-neuf nouvelles qui tournent autour de l’enfance. Elles ont un petit goût de nostalgie, à l’image de cette femme qui a rendez-vous avec Michel et qui trouve sur son chemin une jeune femme prête à se passer la corde au cou. Ou encore, cet instituteur qui veut « laisser aux enfants le droit d’encore rester petits, de ne pas se précipiter dans le monde des adultes. » On lira aussi des nouvelles fantastiques. Voyez celle où Sophie, qui attend le bus, rencontre Alice qui l’invite à visiter un autre monde. La révolte n’est jamais loin, comme Léo, sept ans, qui prend le premier train venu pensant que si ses parents se déchirent, c’est à cause de lui. 

Mais au fond, dans chaque nouvelle, c’est l’amour qui est le personnage central. Il prend le visage de Lucie, des parents, d’une corneille surnommée Munin, de Léa, de Margot, de grands-parents… Dans ce livre, on retrouve des sentiments universels dans lesquels chacun peut s’identifier Comme dans son précédent recueil de nouvelles Épiphanies, Foucault Barret manie la plume avec brio, son style est simple mais précis et efficaceparfait pour l’écriture de nouvelles

Laissez vous porter… par cet auteur à suivre !
 

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Trouble jeu, le dossier Harry Baur

Trouble jeu, le dossier Harry Baur • François Guéroult • Éditions Infimes • 16 €

Connaissez-vous Harry Baur, Harry le magnifique ? Dans les années 1930, cet acteur était LA vedette du cinéma français. Il pouvait tout jouer. Lui, qui a tourné dans une trentaine de films, était considéré comme le seul rival de Raimu dont le nom est resté dans les mémoires... Que lui est-il arrivé pour qu’il sombre ainsi dans l’oubli ?

L’histoire : Suzanne, jeune maquilleuse, est mandatée par le comité pour la libération, un groupe de professionnels du cinéma, pour déterminer si Harry Baur, qui a subi la question, a collaboré ou non. En effet, « on nous demande de réfléchir à une liste noire au sein de notre profession ». D’un côté, il pourrait être accusé de collaborationnisme pour avoir tourné dans l’Assassinat du Père Noël de la Continental film et Symphonie eines Lebens avec la société de Tobis. Et d’un autre côté, il a été arrêté et torturé par les nazis qui, à cause des rumeurs, le croyaient franc-maçon et juif, malgré la production d’un certificat assurant qu’il était catholique. 
Alors, pour démêler le vrai du faux, la jeune maquilleuse se rend à plusieurs reprises chez Harry Baur. Parviendra-t-elle à ses fins ? 

Harry Baur apparaît fatigué et usé par la torture. L’acteur essaye de garder un semblant de dignité en déclamant des répliques, tirées de films, pour répondre aux questions de Suzanne. Ce livre, très documenté, nous éclaire sur l’ambiance régnant à Paris, dans le monde du cinéma : entre collaborateurs et résistants, la frontière était mince… pour vivre, certains acteurs acceptaient de tourner avec l’ennemi. 

Pierre Murat, critique cinéma, se réjouit : « François Guéroult est un conteur qui n’invente rien : tout est vrai dans son livre si plaisant, si précis, et c’est le plus terrible ! »… On ne peut qu’être d’accord avec lui.

François Guéroult, auteur de romans historiques, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et journaliste à Ici Orléans, n’en est pas à son coup d’essai. Trouble jeu, le dossier Harry Baur est son septième livre. Essai transformé !

 

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Intimes récits

Intimes récits - Daniel Plaisance - L’Harmattan - 14 €

Daniel Plaisance nous livre ici une trentaine de courts récits, deux, trois pages chacun, pas plus. On y retrouve des sensations, sentiments, de la nostalgie, de la joie, de la poésie, des références à des chanteurs (Thomas Fersen, Brel, Nino Ferrer…), de l’humour… ainsi Un trottoir en héritage est un petit bijou dont la chute est particulièrement malicieuse ! Lisez C’est l’été et vous ressentirez la chaleur du soleil sur votre peau. Dans la vie, vous êtes plutôt du genre en retard ? Si oui, savez-vous que vous êtes un résistant ? Lisez donc Du retard. Vous aimez prendre l’apéritif avec des amis alors installez-vous sous la gloriette qui vous rappellera les kiosques d’antan des jardins publics. Votre ville a-t-elle une âme ? Découvrez celle de Montargis…

Ces récits sont comme des tableaux composés de mots, disposés ici et là, formant des viesen mode pointilliste. Alors, lisez-le ou offrez-le

Daniel Plaisance est essayiste, auteur de biographies, chroniques, récits, nouvelles et romans. Il a publié une douzaine d’ouvrages.
 

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La disparue du boulevard Voltaire

La disparue du boulevard Voltaire • Pierre-Étienne Musson • Black lab • 21, 90 €

Voilà un polar historique haletant. L’intrigue se déroule à Paris en 1907.

Marthe, une fillette de douze ans, a disparu alors qu’Albert, un ami de la famille l’a emmenée voir un spectacle au Ba-Ta-Clan. Alors que Marissi, sa mère, la recherche désespérément, persuadée qu’elle n’a pas fugué, Georges Hacquart, commissaire, est chargé de l’enquête. Marthe sera-t-elle retrouvée ? A-t-elle été victime d’un enlèvement, d’un accident, d’un réseau de prostitution qui sévit hors des fortifications ou en Afrique, a-t-elle croisé le chemin d’un pervers ? Toutes les hypothèses seront passées au crible par Hacquart

Cette disparition est une histoire vraie. Elle a tenu en haleine la population française durant des semaines. Elle a empêché l’abolition de la peine de mort, envisagée par le président Fallières.

La disparue du boulevard Voltaire est un bon livre dans lequel la petite histoire s’insère dans la grande. Son auteur nous balade dans le Paris ouvrier en en évoquant les difficultés. À l’image de Jeanne, la femme d’Albert, qui se voit refuser, au dernier moment, une demi-journée de congés au risque de se faire licencier sur le champ. Albert, homme de peine, rêve, lui, de devenir contremaître : « Surveiller à prix d’or le travail des autres, mener son petit monde à la baguette, manier la réprimande ou la menace, la retenue de salaire ou de prime, ce doit être rudement bath ! »… cela en dit long sur les conditions de travail de l’époque. On croise aussi des policiers, en sous-effectif : « les policiers, moi, je ne les blâme pas. […] Dame, c’est juste qu’ils ne sont pas assez nombreux. Ils font bien ce qu’ils peuvent ! » répond un vieil homme à une assemblée prompte à critiquer le président Fallières graciant les condamnés à mort, les prisons regorgeant de criminels, « l’insécurité galopante, le vice généralisé, l’éducation et la morale qui se perdent… ». L’action de ce roman se déroule il y a un siècle, pourtant les préoccupations de la population de l’époque ressemblent étrangement à celles dont les médias d’aujourd’hui se font les porte-paroles.

Pierre-Étienne Musson prend un malin plaisir à jouer avec les codes du polar et nos nerfs : fausses pistes ; suspens ; commissaire bougon mais fin limier ; rebondissements… tout cela est écrit dans un style élégant. L’écrivain possède l’art d’installer une ambiance en quelques mots : « Arsène Ruffian [journaliste qui couvre l’enquête. NDLR] affiche un sourire satisfait : on lui tend la dernière édition du Petit Parisien. Son journal est indissociable du décorum des bistrots de la capitale, au même titre que les plaques émaillées Byrhh, les cendriers Cinzano ou les sous-bocks Picon. »

 

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La Loi des Catacombes

La Loi des Catacombes- Marion Bertoli – Hugo poche – Romantasy – 7, 90 €

Lauréate du concours d'écriture Fyctia dans la catégorie Romantasy sur le thème Némésis, Marion Bertoli publie ici son premier roman. Son histoire aussi envoûtante qu'addictive ! L'autrice est une jeune loirétaine.

L’histoire. Lucas possède un don : celui de retrouver ceux qui se perdent dans les catacombes. Axel y est venu faire la fête… une fête illégale. Il s’est égaré. Ses amis font appel à Lucas pour le retrouver. Ce qu’il fait : il retrouve un Axel aux lèvres desséchées, aux mains pleines de coupures, de la boue jusqu’aux genoux, les yeux dans le vague et le teint très pâle. Quand Lucas l’approche, Axel tombe, inconscient… Que lui est-il arrivé dans ces labyrinthes ? Lucas possède-t-il le don de concocter des sorts de protection autre que celui de ne pas salir ses vêtements ?

Cette romance MM est pleine de suspense dans un univers riche et au style fluide, agréable à lire. L’autrice s’est bien documentée sur la mythologie… un vrai plus !  

Un livre pour grand adolescent ou jeune adulte.

 

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La maison aux cartes postales • Victor Ugo

La maison aux cartes postales • Victor Ugo

La Seconde Guerre mondiale.

Marie vit à Fleury-les-Aubrais. Elle décide de s’engager dans la Résistance auprès de ses amis, dont Pierre. Elle devient alors la belette, combattante pour la liberté. Elle rencontre Friedrich, soldat allemand, qui occupe, avec d’autres soldats, une partie de sa maison. Il parle un français impeccable ; son visage est doux et ses manières sont courtoises. Ils tombent amoureux.

1999

Clara rendre visite à Marie, sa grand-mère. Ensemble, elles assistent à une commémoration célébrant le courage des résistants du territoire. Puis, Marie fait un malaise et se retrouve à l’hôpital. Dans le même temps, Clara semble revivre le passé glorieux son aïeule. Elle tombe sur des lettres destinées à un certain Friedrich. Qui est-il ? Pourquoi n’en a-t-elle jamais entendu parler ?

La maison aux cartes postales alterne les allers-retours entre les deux périodes, la guerre et 1999, et les deux femmes que sont Marie et Clara. Cette dernière prend conscience des dangers encouru par sa grand-mère, s’émerveillant des actes de bravoure qu’elle a accompli avec détermination. 

On y parle de Fleury-les-Aubrais, mais aussi de Baule, du musée de Lorris et du croisement de la Résistance, des Archives départementales… Mais il s’agit aussi d’une histoire d’amour, hors du commun et secrète, entre Marie, la résistante et Friedrich, le soldat allemand. 

Le livre n’est actuellement disponible que chez Amazon. Il existe en différents formats : en numérique au prix de 4,99 € ou en papier (relié et broché) au prix de 28 € et 9,99 €

Avertissement : après avoir imaginé le scénario et rédigé une première version, l’auteur s’est servi de l’intelligence artificielle ChatGPT-4 pour reformuler certains passages. Il assume la responsabilité ultime du contenu de cette publication. 

 


 

La nuit des forêts

La nuit des forêts - Marieke Aucante - L’andriague – 19 €

Sylvestre ne veut plus de contact avec les humains. Notamment depuis cette sombre histoire. Une jeune fille a été violée et étranglée dans les bois. Sa mère a témoigné contre lui. Et Sylvestre est apparu comme le coupable idéal, lui, l’asocial qui n’entretenait aucune relation avec personne. Il sera finalement innocenté.

Alors, il décide de se retirer dans la forêt profonde pour mener une vie solitaire, hors du monde, se réfugiant dans une grotte. Mais un incendie se déclare dans son château natal le poussant à sortir de son isolement. Il découvre alors un secret bien gardé autour de sa naissance et de sa mère qui n’a jamais joué ce rôle. 

Une histoire poignante bien écrite.

Marieke Aucante habite en Sologne et connaît bien la forêt qu'elle célèbre ici. Après une vie de grand reporter à France télévision, elle a écrit une trentaine d’ouvrages. Elle a reçu les insignes de chevalier de la légion d’honneur en 2008.

 

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Saint-Péravy-la-Colombe, la terre, l’histoire et la musique

Saint-Péravy-la-Colombe, la terre, l’histoire et la musique • Anne-Marie Royer-Pantin et Françoise Gence (photographies) • Les amis de l’Orgue • 30 €

Le livre est en commande ici 

Ce beau livre, paru à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2025, célèbre l’arrivée de l’orgue dans ce village de Beauce qu’est Saint-Péravy-la-Colombe. En effet, voilà vingt-cinq ans qu’Hélène Kaffès, présidente fondatrice des Amis de l’orgue de Saint-Péravy-la-Colombe a réussi son pari et son rêve : installer un superbe orgue dans l’église du village. Plusieurs fois par an, des concerts avec musiciens et chanteurs virtuoses sont donnés en son sein. Et aujourd’hui, l’école compte trois cents élèves qui apprennent à jouer de cet instrument. Sont aussi données à écouter des conférences et à voir des expositions. Saint-Péravy-la-Colombe, grâce à l’énergie d’Hélène Kaffes et des membres de l’association est un véritable fief culturel.

Cet ouvrage, à offrir à Noël, compile des œuvres d’art : peintures de François Legrand, Nicolas Largillière, Simon Bernard Lenoir ; gravures de Louis-Joseph Soulas ; eaux-fortes de Jeanne Champillou… Un patrimoine champêtre et religieux est raconté ainsi que l’histoire de la Beauce avec ses fermes aux cours fermées et isolées, ses église et château aujourd’hui disparu. Françoise Gence nous fait découvrir ce territoire dont elle a photographié champs, bâtiments, détails, horizon infini… Enfin Anne-Marie Royer-Pantin nous emmène en balade telle une guide nous dévoilant coins, recoins, anecdotes, histoires sur Saint-Péravy-la-Colombe.

Assistez dimanche 7 décembre à 16 heures au Concert de Noël. Chœur d’enfants, Maîtrise de la cathédrale d’Orléans, direction Cédric Clément (maître de chapelle cathédrale d’Orléans), Olivier Salandini, orgue, Vincent Salandini, trompette. Le livre sera vendu sur place.

 

Saint-Péravy

 

Libérer Orléans 1944-1945 d'Orléans à Berchtesgaden

Libérer Orléans 1944-1945 d'Orléans à Berchtesgaden • Jean Falaize • Corsaire éditions • 39 €

Cet ouvrage est fait pour vous si vous vous intéressez à Orléans, mais aussi à la Résistance, la photographie... 

Préfacé par Pierre Allorant, ce livre ressemble à un album photo de part son format et son contenu. Jean Falaize était médecin résistant, il a documenté les premiers bombardements, la libération d'Orléans. Alors que la guerre est finie, il s'engage comme médecin dans les forces des armées interalliées, unité sanitaire auprès de De Lattre de Tassigny. Leurs missions ? « L'accueil, le traitement et l'évacuation des déportés français et alliés. » Ainsi, il rejoint Berchtesgaden où il photographie les paysages et notamment, la maison d'Hitler détruite par un incendie et le camps De Dachau, dont il découvre l'horreur, les épidémies... et dans lequel il arrive le 5 juin 1945 et où survivent encore 30 000 prisonniers.

Jean Falaize est un formidable témoin. Ont été retenues ici plus de 350 photos extraites de quatre albums photos familiaux et agrémentées de ses commentaires.

Un témoignage bouleversant.

 

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Mon vrai nom est Élisabeth

Mon vrai nom est Élisabeth • Adèle Yvon • Éditions du sous-sol • 22 €

Ce premier roman d'Adèle Yon est multirécompensé : prix France Télévisions (catégorie Essai), grand prix des lectrices de Elle (catégorie non-fiction), prix Régine-Deforges , prix littéraire du Nouvel Obs, prix littéraire du Barreau de Marseille.

L’histoire. La narratrice part sur les traces de Betsy, son arrière-grand-mère, morte avant sa naissance. Cette dernière, qui durant l’été poursuivait André, son mari, de sa tendresse et nageait dans la piscine en Bretagne sous les rires de ses petits-enfants, disparaissait le reste de l’année… Où a-t-elle eu ces deux marques de chaque côté du front qu’elle tente de camoufler sous des cheveux épars ? Le silence s’est fait... Le secret était bien gardé.

La narratrice décide d’enquêter sur l’histoire de Betsy car elle a peur d’avoir hérité de la folie de cette arrière-grand-mère qui a été internée dix-sept ans à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais. Là, elle a été lobotomisée parce que diagnostiquée schizophrène à une époque où la société, aidée par la psychiatrie, violentait les femmes qui dérangeaient. 

Et, « c’est une affaire familiale douloureuse selon l’une des filles de Betsy. On a besoin de comprendre d’où l’on vient. D’une filiation. » Finalement, les membres de la famille se mettent à parler, les uns après les autres à la narratrice et même à ressortir les vieux albums photos, les lettres d’André à sa future épouse Élisabeth (Betsy), les angoisses sont mises au jour… 

Dans le Masque et la plume sur France Inter, Patricia Martin salue un « livre absolument époustouflant [...] c'est un mélange d'autobiographie, d'enquête, de recherche historique qui mêle les temps, les générations, les points de vue avec une minutie obsédante ». 

Il ne vous reste qu’une seule chose à faire : lire cet ouvrage poignant, comme 150 000 personnes déjà. 
 

Mon vrai nom est Elisabeth

La véritable histoire de Jeanne d’Arc

La véritable histoire de Jeanne d’Arc • Séverine Lambour et Benoît Springer • Les échappés • 22 €

Une bande dessinée historique qui s’ouvre sur le procès de Jeanne d’Arc, personnage emblématique du Loiret, dont la transcription est conservée aux Archives de l’Assemblée nationale. Cet ouvrage « a été en grande partie écrit à partir des propos tenus par les protagonistes de ce procès ».

On part de 1431, date du procès, pour remonter le fil de l’histoire. On découvre une Jeanne d’Arc au caractère bien trempé, sûre d’elle-même et de sa foi. Infatigable, elle passe par Auxerre, Gien, Chinon, Blois, Olivet, Chécy, est blessée le 7 mai porte de Bourgogne, sa plaie soignée par un peu d’huile et du lard posés dessus (!). Et, le 8 mai 1429, après avoir combattu pendant deux jours et demi, elle entre dans Orléans. Puis, deux jours plus tard, elle reprend la route en direction de Loches pour rejoindre le roi. Là elle reprend Jargeau, tient le siège devant Meung-sur-Loire et Beaugency, rencontre le roi au château de Sully avant de partir pour Reims… 

Cette bande dessinée retrace la courte vie d’une héroïne, au destin hors du commun. Séverine Lambour, scénariste, est respectueuse de l’histoire, écrivant même quelques répliques en vieux français. Le dessin est assez caricatural : Jeanne d’Arc n’est pas une belle jeune fille que l’on peut voir dans d’autres ouvrages. « Il a fallu trouver une tête à Jeanne, à la fois drôle et proche des descriptions existantes », avertit Benoît Springer.

Ce livre nous aide à comprendre les circonstances et le contexte de l’histoire de la Pucelle. Soyez prêts à redécouvrir cette page de l’histoire ! 

jeanne d'arc


 

Édith Combe

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