Didier Gérard, service gagnant

Le premier souvenir de Didier Gérard ? « Le cours de tennis de l’hôtel alsacien où je passais des vacances avec mes parents. Comme quoi, le tennis a marqué ma vie… » C’est peu dire…

Il commence le tennis en Île-de-France. Il fait preuve de sérieuses prédispositions et, en 1979, il part dans un centre d’entraînement privé à Nîmes, « une décision qui m’a mené à la 36e place française de l’ATP, mon plus haut niveau, en 1986 ».

Didier Gérard joue jusqu’en 1991 puis met un terme à sa carrière professionnelle. Il est ensuite embauché par une marque d’équipements sportifs et fait signer son premier contrat à Richard Gasquet !

« Quand j’ai décidé de créer mon propre tournoi, mon passé de joueur, mon expérience de l’entreprise et ma connexion avec l’ATP ont été de sérieux atouts. » L’ATP lui propose une date. Reste à trouver l’endroit : « une ville à moins de 150 kilomètres de Paris avec un bassin d’environ 250 000 habitants et dynamique économiquement parlant. »

Ce sera Orléans. « Je partais d’une page blanche, sans aucun réseau. J’ai monté la première édition [en 2004, NDLR] seul, en six mois : un saut dans le vide mais le début de toute l’histoire… »

Aujourd’hui, le CO’Met Orléans Open est « le quatrième tournoi ATP français et le plus grand événement sportif et économique de la région Centre-Val de Loire ». Le tournoi a lancé les plus grands, comme Jack Draper, aujourd’hui 4e joueur mondial, et Tomas Machac, 22e, pour ne citer qu’eux.
« Toutes les stars du tennis français [de Sébastien Grosjean à Jo-Wilfried Tsonga, en passant par Richard Gasquet, NDLR] sont passées par le CO’Met Orléans Open. »

« C’est passionnant, excitant de voir 5 000 personnes vibrer dans ce lieu exceptionnel qu’est CO’Met. Ce serait mentir de dire que je ne suis pas fier mais je serai vraiment satisfait lorsque je verrai les gradins pleins pour la 35e édition, dans 15 ans ! Je veux réussir ce dernier virage. Ce serait la balle sur le gâteau ! »