Florent Buisson, match gagné !

« 2013-2023, à Orléans. Voilà bien la décennie la plus importante de ma vie ! ». Aveu ou plutôt cri du cœur d’un Florent Buisson, désormais journaliste politique à Paris Match. Replonger dans ce passé récent, ponctué d’interviews des ténors de la politique loirétaine au profit des pages de La République du Centre, ne réclame pas au pétillant trentenaire un violent effort de mémoire. « Et pour cause. Notre fille est née à Orléans, en 2019. J’ai conservé, ici, bien des amis. Et, en deux ans de carrière à Paris Match, des dossiers m’ont ramené régulièrement au Loiret. »

Celui qui apparaît souvent comme l’aiguillon de la classe politique égrène les exemples : « L’été dernier, j’ai travaillé sur la résidence de Mélenchon, à Lombreuil, près de Montargis. Puis, dans le train Orléans-Paris, Lucie Castets, alors candidate à Matignon, de retour de sa visite chez Duralex, à La Chapelle Saint-Mesmin, m’accorde spontanément l’interview où elle évoque l’enfant qu’elle a eu avec sa compagne… » Cela sus-cita un certain écho. Beaucoup de petits clics et une grande claque à la bien-pensance… Le 12 septembre 2024, Florent Buisson signe dix pages sur Michel Barnier, Premier ministre du moment. « Il y a trois ou quatre ans, j’avais rencontré son fils, Nicolas, à Orléans [la famille Barnier dispose d’une propriété à La Ferté-Saint-Aubin, NDLR]. On compte toujours un Loirétain dans les milieux du pouvoir, s’amuse le journaliste. Le Loiret a tout d’une petite France, faite de ses populations urbaines et de ses communes rurales, avec les mêmes problématiques que l’on retrouve à l’échelle nationale. »

Bien que natif de la terre d’Isère (son père y était agriculteur), Florent Buisson se sent chez lui dans le Loiret. Même aisance quant au versant professionnel : « Comment ne pas apprécier d’intervenir dans un magazine diffusé à près de 500 000 exemplaires, lu par toutes les strates sociales, avec un contenu qui sait mêler l’actu people aux reportages en Ukraine ou à Gaza ? On peut supposer que notre lectorat n’a que faire de la politique. La plus grande des noblesses, pour moi, est d’essayer de l’amener à s’y intéresser. C’est pour ça que je m’éclate », conclut-il en souriant.