Gonéri Le Cozannet La voix loirétaine du climat au GIEC

Peut-être est-ce l’origine (bretonne) de son prénom qui explique son amour des mers et des océans. Quand Gonéri Le Cozannet, docteur en géographie, arrive dans le Loiret, c’est pour étudier les risques d’origine géologique et côtière au BRGM*, à Orléans-la-Source. « L’essentiel de mon travail porte sur les risques côtiers, comme l’érosion du littoral et la submersion marine, accentués par le dérèglement climatique. »

Pour produire son rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) fait appel à des chercheurs majoritairement issus du monde académique, complétés par quelques experts d’ONG ou du secteur privé. « J’ai été l’un de ces multiples auteurs. Pour moi, ça a représenté un honneur immense et un travail qui l’a été tout autant. »

Le rapport, établi sur la littérature scientifique existante, est destiné à évaluer et synthétiser les informations scientifiques, techniques et socio-économiques relatives au dérèglement climatique.

« Le rapport est rédigé par trois groupes de travail scientifiques rassemblant plusieurs centaines d’auteurs. J’ai fait partie du groupe 2, qui comprenait 270 auteurs de 50 pays : l’impact du changement climatique sur l’humanité ; les vulnérabilités et l’adaptation de cette dernière. Cela a nécessité de lire des centaines d’articles de recherche et de prendre un recul incroyable. Nous sommes parvenus à produire un rapport équilibré, honnête qui présente des solutions. Après sa lecture, j’étais plus optimiste : il est possible d’espérer mais, sur cette question critique pour notre santé, notre économie et vitale pour nos enfants, nous n’avons pas la possibilité d’échouer. »

Pour continuer à informer et alerter, le chercheur loirétain candidatera pour la rédaction du septième rapport du GIEC qui devrait être publié en 2029.


* Bureau de recherches géologiques et minières