Marie Alloy La plume et le burin
Marie Alloy débute la peinture à l’huile à dix ans, puis assimile les bases du dessin en suivant des cours par correspondance. Elle tombe sous le charme de la peinture et la poésie au musée de la Chartreuse à Douai.
Cette nordiste arrive à Orléans en 1988 après des études d’art à Lille, Aix-en-Provence (elle étudie la photo avec Willy Ronis) et Paris. Ensuite, professeure d’arts plastiques dans le Loiret, elle trouve un équilibre entre l’enseignement, l’éducation de ses filles, la peinture, la gravure, l’écriture de poèmes… Elle crée, en 1993, Le Silence qui roule qui publie des éditions courantes et des livres d’artistes qu’elle imprime et dans lesquels ses œuvres originales accompagnent des poèmes. « Quand vous collaborez avec quelqu’un, vous vous dépassez, vous confrontez des sensibilités différentes », dit-elle de son travail avec les auteurs. D’autres maisons d’édition font paraître des reproductions de ses gravures, peintures, illustrations, poèmes… « Mes activités créatrices sont complémentaires et forment un tout. »
« Un tableau, c’est un poème, déclare l’artiste, décrivant ainsi son style. C’est une peinture allusive, suggestive, plutôt abstraite. Je veux qu’elle soit vivante, qu’il y ait une dynamique, du mouvement… Je m’inspire de la nature qui m’émerveille à chaque saison, me nourrit et infuse dans mon travail. »
La Balgentienne expose avec les Artistes orléanais décrochant, en 2024, le prix du salon, mais aussi à Douai, Angoulême, Nancy, Carnac, aux châteaux de Chambord et de Chamerolles… et à Paris, notamment au Salon Pages où elle présente ses livres d’artistes. « Là, de fidèles collectionneurs et relieurs de création m’en achètent chaque année ! » Les Belges et Canadiens, « très friands de poésie », acquièrent aussi beaucoup de ses ouvrages.