Marius Stieghorst La baguette magique de l’orchestre

Dans sa famille, la musique est reine : son grand-père, organiste, jouait en direct dans une émission de radio tous les dimanches et son père était flûtiste dans un orchestre à l’opéra. Alors, Marius Stieghorst épouse aussi la musique, apprenant le piano puis la flûte. Ainsi, lors de son service national, il intègre l’orchestre militaire. Chef assistant d’orchestre, notamment à l’Opéra de Paris, puis, chef d’orchestre, il est invité à Pékin, New York, en Angleterre… Il œuvre aussi comme compositeur et professeur à Fribourg. Et, depuis dix ans, il est attaché à l’Orchestre symphonique d’Orléans, possédant plusieurs casquettes : directeur musical et artistique ; chef d’orchestre et pianiste. « Orléans fait partie de moi maintenant ! Je gère la programmation, choisis les nouveaux musiciens, cherche à attirer un nouveau public… On s’est tout de suite bien entendu avec les soixante instrumentistes. Je travaille avec eux démocratiquement : ils proposent ; on discute ; on se fait confiance. Tous se connaissent depuis longtemps, veulent se dépasser, regardent dans la même direction, partagent une énergie commune… Aujourd’hui, nous nous ouvrons à d’autres sons : au jazz cette année et au rock symphonique la saison prochaine. J’ai vraiment envie de diriger longtemps cet orchestre qui est d’un très bon niveau. »

L’homme est passionné : « Je m’oblige à arrêter de jouer. Je suis capable d’improviser sept heures durant ! » Lorsque le chef est chez lui, il jardine en écoutant la musique des oiseaux.