Paul Rivard Entre dans la danse à Chicago
C’est en voyant Billy Elliot, à quatre ans, que sa vocation est née : Paul sera danseur ! Et pour en arriver là, il a fallu de la sueur, des sacrifices et du travail. Voyez plutôt.
Ses parents l’inscrivent à l’école de danse de La Chapelle-Saint-Mesmin où son enseignante, Émilie Plotton, repère rapidement ses capacités. Elle convainc ses parents de le faire auditionner dans la prestigieuse école, fondée par Louis XIV, qu’est l’Opéra de Paris. Il a alors huit ans. Le Petit rat ne verra plus sa famille que le week-end. Puis, le jeune danseur revient deux ans à Orléans avant d’intégrer une classe sport étude à Toulouse. Son directeur Matthew Madsen l’inscrit à l’émission Prodiges. L’audition réussie, il passe une semaine à Marseille où « le tournage était très amusant et enrichissant. J’ai découvert un autre monde. » Il arrive en finale de la saison 7 !
Depuis deux ans, le jeune virtuose s’est fait un nom au Joffrey Ballet de Chicago. Il a déjà dansé pour une dizaine de productions, dont Casse-Noisette, a fini le programme Winning works* de quatre pièces, dont une pour laquelle il tenait le rôle principal, part bientôt pour une tournée d’un mois en Pennsylvanie et, en fin d’année, fera partie du corps de ballet d’Alice au pays des merveilles.
À 21 ans, Paul envisage de rester encore quelques années aux États-Unis, d’y enrichir son vocabulaire professionnel, de continuer à danser, de devenir répétiteur et chorégraphe, lui qui a déjà créé un clip sur l’histoire de Camille Claudel et d’Auguste Rodin, filmée dans un musée de Chicago.
Aujourd’hui, celui qui danse 6 à 7 heures quotidiennement trouve qu’être sur scène est « ce qui m’émeut le plus. Je me considère comme danseur comédien car j’accomplis une performance physique que je complète en faisant vibrer le public avec mon jeu. »
* concours chorégraphique qui vise à faire connaître les chorégraphes issus des minorités (africains, latinos, asiatiques, arabes et amérindiens).