Vue aérienne de Yèvres-le-Châtel

En cas d'accident... l'essentiel à savoir

La probabilité d’un accident nucléaire est très faible compte tenu des dispositifs et procédures de prévention existants et du contrôle exercé par l’Autorité de sûreté nucléaire. Pour une sécurité optimale, la prévention est essentielle. Des Plans Particuliers de Prévention existent partout où se trouvent des centrales nucléaires. Et le public doit connaître les bons réflexes à avoir en cas d'alerte.

Le Plan Particulier d'Intervention

Aucun accident nucléaire entraînant des conséquences pour la population n’est survenu à Dampierre-en-Burly à ce jour et la probabilité d’un tel événement est très faible compte tenu des dispositifs et procédures de prévention existants et du contrôle exercé par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Même s’il est très réduit, un tel risque existe cependant et il convient de protéger la population dans la zone principalement concernée par le risque, un périmètre de 20 kilomètres de rayon autour de la centrale (périmètre PPI). En cas d’accident, un plan particulier d’intervention (PPI) organisant les moyens d’intervention et de secours est mis en œuvre par le Préfet.

Le PPI est consultable par le public en mairie dans toutes les communes du périmètre PPI (voir carte). De plus, des exercices de crise sont régulièrement organisés pour tester le PPI avec tous les acteurs concernés.

Les bons réflexes en cas d'alerte...

L'alerte : la connaître et l'entendre

Dans le périmètre immédiat (0 à 2 km)...

L'alerte est donnée par l'intermédiaire d’un réseau de sirènes fixes émettant le signal national d’alerte (trois séquences d'1 minute 41 secondes séparées par un intervalle de 5 secondes). Elle est doublée par un appel direct des résidents de la zone, grâce à un automate d’appel, le Système d’Alerte des Populations en Phase Réflexe (SAPPRE) et par les radios locales, et en particulier France Bleu (106.8 sur Montargis, 103.6 sur Gien et 100.9 sur Orléans), qui relaient les conduites à tenir par les populations.

Dans le reste du périmètre (2 à 20 km),

L’alerte est assurée par la lecture d’un message diffusé par les Ensembles Mobiles d’Alerte (EMA) et par les médias locaux. En outre l’efficacité de l’alerte suppose le recours à une diversité de moyens (EMA, radios, télévision…) ainsi que des procédures parallèles : la Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale alerte téléphoniquement les établissements scolaires, l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le Conseil départemental du Loiret font de même pour les établissements de santé et médico-sociaux relevant de leurs compétences respectives, etc.

Se mettre à l'abri

En cas d'alerte donnée par une sirène au son modulé (c'est à dire montant et descendant) sur une durée de 3 fois 1 minute 41 secondes espacées de 5 secondes :

Si vous êtes dehors, entrez dans le bâtiment le plus proche. Fermez portes et fenêtres.

Si vous êtes en voiture, arrêtez-vous et réfugiez-vous dans le bâtiment le plus proche. Ne tentez pas de vous enfuir, vous serez plus exposé au danger et vous gênerez la circulation des véhicules de secours.

Si vous êtes à l'intérieur, chez vous, à votre travail ou dans un lieu public (école, magasin, poste, etc.), assurez-vous que toutes les issues sont fermées. Sachez surtout que l'important est de se protéger dès les premières secondes de l'alerte ; plus vous perdez de temps et plus vous vous exposez inutilement au danger. Ne tentez pas de rejoindre vos proches ou d'aller chercher vos enfants à l'école, ils y sont à l'abri.

Ecoutez votre radio habituelle. Des précisions y seront apportées sur la nature du danger, sur l'évolution de la situation et sur les consignes à suivre.

Pendant l'alerte, les lignes téléphoniques doivent rester à la disposition des secours. Ne téléphonez pas au CNPE de Dampierre-en-Burly ni aux services publics. Téléphonez uniquement au numéro de la cellule d'information du public de la Préfecture : 02 38 62 48 48.

La durée de la mise à l'abri ne devrait pas dépasser quelques heures. Soyez patient. Ne quittez pas votre abri sans autorisation des pouvoirs publics (fin d'alerte donnée par un message radio et signal continu de 30 secondes de la sirène). Si une évacuation est décidée par le préfet, vous vous rendez par vos propres moyens vers le centre d'accueil et de regroupement (CARE) dépendant de votre domicile et indiqué par les autorités, dont l'une des vocations est d'enregistrer les populations. Si vous n’êtes pas autonome, vous vous rendez sur le point de rassemblement le plus proche de votre domicile où des moyens de transport pourront vous acheminer vers ces centres et les consignes vous seront données.

Après l'alerte : suivez tous les conseils qui vous seront communiqués par les pouvoirs publics notamment par le site internet de la Préfecture du Loiret.

Les comprimés d'iode

Pourquoi des comprimés d'iode ?

Il s'agit d'un moyen efficace de protection contre une contamination radioactive de la glande thyroïde. En cas d'accident grave, certaines installations nucléaires, notamment les centrales nucléaires, sont susceptibles de rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Ce radioélément, inhalé ou ingéré par la population exposée au rejet accidentel, contribuera le plus à l'irradiation de cette population. Il peut alors lui faire courir un risque accru de cancer de la thyroïde.

Pour éviter que la thyroïde ne fixe l'iode radioactif, une prise d'iode stable (iode naturel, non radioactif), en saturant cette glande, constitue un moyen de prévention efficace pour protéger la santé des populations exposées. C'est pourquoi des comprimés contenant de l'iode stable sont distribués préventivement aux populations vivant à proximité des installations nucléaires. En cas d'alerte de rejet radioactif accidentel, la prise de ce comprimé serait ordonnée par le Préfet, conseillé par l'Autorité de sûreté nucléaire.

Se prémunir contre les risques d'irradiation de la thyroïde

Il existe un moyen très simple de prévenir le risque d'irradiation thyroïdienne : le blocage de la captation d'iode radioactif par la glande thyroïde. Ce blocage est aisément obtenu par l'ingestion d'une importante quantité d'iode stable (sous la forme, notamment, d'un comprimé d'iodure de potassium) préalable à l'exposition à une atmosphère ou à une alimentation contaminée par de l'iode radioactif.

A l'image d'une éponge imbibée d'eau refusant de s'en imprégner davantage, la glande thyroïde, préalablement saturée d'iode stable, n'est plus capable de fixer l'iode radioactif. Ainsi l'iode radioactif, qui aurait pu être inhalé ou éventuellement ingéré, ne pourra pas être capté par la thyroïde et y séjourner. Il pourra dès lors être rapidement et naturellement éliminé par les urines.

Image explicative sur l'effet des comprimés d'iode

Quand prendre les comprimés d'iode ?

Les comprimés d'iodure de potassium stable ne constituent ni une sorte de vaccin radio protecteur ni un traitement permanent. Ils doivent être absorbés au bon moment, lorsqu'un accident nucléaire a été déclaré et menace de provoquer un rejet d'iode radioactif. C'est le Préfet du département, responsable de la protection des populations autour du site nucléaire concerné, qui donne la consigne de prise d'iode. Cette consigne est relayée par tous les moyens d'information disponibles.

► Le site internet à consulter pour la distribution des comprimés.