Vue aérienne de champs vers Saint-Denis-de-l'Hôtel

Autant en emporte le vent

06 juin 2020

Le paramoteur se pratique dans le Loiret, à Mardié. Sensations et émotions garanties pour ce sport qui vous met la tête dans les nuages !

Autant on emporte le vent - paramoteur 6 - 2 paramoteurs volant avec décorations type ruban

Alexandre est tombé dans les voiles à la naissance ! Son père étant instructeur, il débute le parapente à douze ans et le paramoteur, le plus léger ultra léger moteur (ULM), à quinze. Ensuite, il obtient son brevet de pilote.
En 2007, il s’inscrit à son premier championnat de France. « J’avais envie de me dépasser. À l’époque, je me perdais souvent car on navigue à la carte et pas au GPS ! », s’amuse-t-il. Il termine tout de même quatorzième ! Puis, l’équipe de France le sélectionne pour participer aux championnats d’Europe, en Pologne. Et il collectionne les titres : quatre fois champion du monde et sept fois champion de France. En 2011, il ouvre son école à Mardié… et rencontre Marie, pilote de Montgolfière professionnelle. Alexandre devient son instructeur et lui communique le virus : deux fois championne du monde féminine ; trois fois vice-championne de France en mixte ; vice-championne d’Europe en mixte, titre dont elle est la plus fière, et plusieurs fois championne de France féminine ! Son plus long vol a duré près de six heures ! Alexandre et Marie sont inséparables : l’école et la compétition les animent d’égale façon.

Le paramoteur s’adresse indifféremment aux hommes et aux femmes. Seules comptent la technique et, lors des compétitions, la réflexion et la stratégie. Il faut savoir naviguer, économiser l’essence et être précis. Ce sport donne lieu à quelques exploits avec des records mondiaux d’altitude : 7 800 mètres et de distance : 1 000 kilomètres.

Autant on emporte le vent - paramoteur 5 - 2 paramoteurs survolant la Loire

Un baptême

Vous rêvez de prendre de la hauteur ? Ce sport est fait pour vous ! Pas d’inquiétude quant à votre âge : il se pratique de sept à quatre-vingt-dix-neuf ans. Alors, inscrivez-vous à un baptême de mi-avril à mi-octobre.

Lorsque vous arrivez, le paramoteur n’attend que vous. Votre instructeur vous donne les consignes de sécurité. Vous vous asseyez et vous vous harnachez. La meilleure vue est pour vous puisque vous êtes placé devant votre accompagnateur avec lequel vous êtes en liaison radio constante.

Le décollage est doux et adaptable en fonction de vos sensations. Vous ne dépasserez pas quatre cents mètres d’altitude, pas d’oreille bouchée donc, et vous aurez l’impression d’être sur une moto des airs. Le vol dure entre quinze minutes et une heure, suivant l’option choisie. Et si vous aimez les sensations fortes, votre instructeur vous emmènera dans les montagnes russes ! N’ayez crainte, le paramoteur ne se renverse pas. Au retour, en plus d’un beau souvenir, vous serez diplômé !

Autant on emporte le vent - paramoteur 4 - instructeur et élève au sol

Liberté, j’écris ton nom

Ça vous a plu ? Alors pour passer en mode pratique de loisirs : obtenez le brevet ; surveillez la météo ; équipez-vous (casque, gants...) et… envolez-vous !
Aucun plan de vol n’est à déposer à la préfecture. La balade se fait à vue. Pour nos deux athlètes, le paramoteur est synonyme de liberté et d’autonomie. Il se transporte très facilement et son encombrement est celui d’une grosse valise.

« Le Loiret est aussi très beau vu du ciel ! confie Marie. C’est une autre façon de l’admirer. Mon moment préféré : lorsque les gens inscrits à un baptême découvrent la cathédrale d'Orléans qui se dresse au-dessus de la cime des arbres ! » Alexandre et Marie s’émerveillent à chaque vol car la lumière et les couleurs sont toujours différentes.

Autant on emporte le vent - paramoteur 1 - Marie avec 1 élève

Essence ou électrique

Jusqu’à présent, les paramoteurs utilisaient trois litres d’essence sans plomb 98 par heure. Aujourd’hui, les moteurs électriques font leur apparition. Plus silencieux, plus propres, ils ont une autonomie d’une heure. Ils offrent l'avantage de pouvoir être totalement arrêtés en vol pour redémarrer en toute sécurité et exploiter les conditions thermiques. Désormais, l’école en possède un.

Pour résumer, Marie dit : « Essayer le paramoteur, c’est l’adopter ! » Alors êtes-vous prêts ?

Édith Combe

Autant on emporte le vent - paramoteur 3 - paramoteur ciel bleu