Vue aérienne de la Loire et de ses méandres

Aux Jardins de la voie romaine, on cultive l’optimisme pragmatique !

07 octobre 2020

Cinq hectares à Beaune-la-Rolande et deux et demi à Pithiviers-le-Vieil pour cultiver des légumes biologiques en accompagnant des personnes en difficulté. C’est le credo des Jardins de la voie romaine, respectueux de l’environnement et des hommes.

Les Jardins de la voie romaine sont lancés en 2010. À Beaune-la-Rolande, ils s’implantent sur un délaissé autoroutier. « La terre était tassée à cause des allées et venues des engins de chantier, se souvient Timothée Huck, directeur. On a planté 3 500 arbres, recréé une biodiversité… Et, aujourd’hui, ici, nous récoltons quatre-vingts tonnes de légumes et quarante à Pithiviers-le-Vieil. Les Jardins de la voie romaine sont une solution pour accéder à des productions 
biologiques, locales et de qualité. Nous pratiquons une agriculture à taille humaine, sur de petites surfaces, et vendons nos produits en circuits courts, via un système d’abonnement ou directement en boutique.
»

Cent-vingt variétés de légumes sont cultivées sur les deux sites et deux cents références vendues en boutiques.

Repenser la place de l’humain

Ce n’est pas simplement un lien commercial que Timothée et son équipe ont développé. « La transition écologique nécessaire ne peut se faire sans repenser la place de l’humain. Nous avons souhaité mettre l’insertion sociale
au cœur de notre façon de voir l’agriculture. Nous travaillons avec trente-sept personnes qui ont rencontré de grosses difficultés. Elles ont fait preuve de capacités insoupçonnées. Aujourd’hui, nous les accompagnons. Pour nous, la
question écologique se règle en même temps que celle du lien humain et du rapport au travail.
»

Deux nouveaux jardins pourraient voir le jour dans le Loiret : à Nibelle, au domaine de Flotin, et à Vieilles-Maisons-sur-Joudry, au relais des trois écluses. Et Timothée de prédire : « Ce genre d’actions, mises bout à bout, fera changer les choses. »

Aux Jardins de la voie romaine, on pratique « l’optimisme pragmatique » !

Le conseil de Timothée

Quand vous faites vos courses, posez-vous la question du sens social et humain de vos achats.

Consommez des produits qui renforcent votre territoire.