Vue panoramique du château de Gien avec la Loire

Avec son Solidaribus, le Secours Populaire prend la route des communes isolées

17 décembre 2021

Financièrement soutenu par l’État et le Département, le Secours Populaire a aménagé un camping-car pour apporter de l’aide dans les zones éloignées du Pithiverais.

Ce camping-car-ci ne part pas en vacances. Bien au contraire, il va à ceux qui, justement, n’en prennent sans doute pas. « Depuis octobre, le Secours Populaire du Loiret se rend dans des communes rurales du département avec son Solidaribus, explique Nicolas Jaffré, le directeur de la fédération locale de l’association. Des bénévoles distribuent des denrées alimentaires, quelques vêtements, mettent un ordinateur à disposition pour d’éventuelles démarches numériques et échangent avec les personnes en difficulté. ». L’État et le Département soutiennent financièrement l’initiative, le premier à la hauteur de 40 000 euros, le second par 10 000 euros en complément des 25 000 de subvention annuelle. Le président du Loiret, Marc Gaudet, visitait d’ailleurs la permanence mobile du Solidaribus ce 17 décembre à Loury.

Outre Loury, et d’ici le rajout de huit autres communes fin 2022, le camping-car du Secours Populaire loirétain en fréquente sept dans le Pithiverais. À savoir : Cercottes, Chevilly, Tournoisis, Chambon-la-forêt, Chilleurs-aux-bois, Mareau-aux-bois, Aschères-le-marché. « Leur point commun ? Elles sont toutes éloignées des centres de distribution habituels et les bénévoles y répondent à un besoin, développe Nicolas Jaffré. Ce besoin, l’avons remarqué lors du premier confinement avec l’émergence d’une pauvreté corrélative et la perte de moyens de locomotion. ». Des tourments que l’âge avancé ne se réserve pas inéluctablement. Un couple de 22 ans avec enfants et non véhiculé vient, pour preuve, récupérer des aliments essentiels au Solidaribus à Chilleurs-aux-Bois. Ainsi, et pour l’instant, l’opération aide une douzaine de familles. Le Secours Populaire du Loiret, lui, 7 000 personnes tous les mois.

7 000
Loirétains ont recours tous les mois au Secours Populaire