Vua aérienne de la basilique de Cléry-Saint-André

Capton votre attention !

10 décembre 2018

Il y a deux ans déjà Gil Bastide, galeriste orléanais, et Ludovic Bourreau, présentaient Dix jours au château à Saint-Jean-le-Blanc. Jusqu’au dimanche 16 décembre, ils remettent ça au même endroit. L’invité d’honneur est Capton, peintre orléanais, qui partage l’affiche avec sept autres artistes.

Capton, peintre animalier, invité d'honneur de Dix jours au château

« Le château de Saint-Jean-le-Blanc est un beau lieu à échelle humaine, commente Capton. On voit tout de suite ce qu’un tableau peut donner dans une maison ! » Capton partage le rez-de-chaussée avec Richard Boutin. Les autres artistes, Vincent Alran, Cieu, Florence Dias Looten, Dany Dufour, Charlotte de Maupeou et Michel Saint-Lambert sont installés au premier étage.

« Gil Bastide m’a proposé, en revenant d’un voyage en Afrique, d’être l’invité d’honneur et d’exposer des œuvres sur ce thème. Je me suis documenté, j’ai rencontré Danièle Beck, peintre animalière également, spécialiste des félins, qui m’a donné des documents. Gil m’a parlé de son ressenti et des couleurs de ce continent. Et je me suis mis au travail ! »
Capton dévoile ici six mois de travail : vingt-trois toiles et une vingtaine de cartons. Sur ces derniers, quelques personnages rajoutent du dynamisme et partagent la vedette avec les animaux, habités d’une force peu commune : watusis ; béliers ; buffles ; élans du Cap ; moutons ; vaches à bosse.
Pour Capton, ses toiles, notamment de taureaux, symbolisent les dieux de la mythologie, évoquant le Minotaure, nous rappelant que « nous ne sommes pas les maîtres de la nature. Nous devons la partager et ne pas tomber dans la surconsommation ».

Qui est Capton ?

Dans les années quatre-vingt, il étudie aux Beaux-arts à Orléans. Après, il trouve tout de suite du travail : trompe-l’œil ; peinture aéro…Il adopte ensuite le pinceau qui prolonge la main. « J’en ai ressenti le besoin ! ».
Les animaux n’ont pas toujours été ses modèles de prédilection. Cependant, dans ses tableaux, il y a toujours une vache quelque part. À ses yeux, elle symbolise la mère nourricière. Il développe alors ce thème animalier, peignant vaches et taureaux de combat au Portugal et animaux à corne des fermes qu’il a beaucoup fréquenté enfant. Puis, il rencontre un éleveur de chevaux dans le Perche. Ces animaux possèdent une telle puissance qu‘il prend l’un d’eux pour modèle. Cela donne lieu à une exposition.
Capton est reconnu en France et au-delà des frontières, dans le monde entier : La Haye ; Brighton… « Je trouve beau que quelqu’un d’un autre pays, d’une autre culture soit touché par une de mes toiles et lui fasse une place chez lui. C’est comme un relai qu’on se passe, ouvrant le champ du monde. Cela me procure beaucoup d’émotion. C’est ce que j’aime dans l’art ! »

Les autres artistes

Certains ont exposé il y a peu à Orléans : Cieu à la galerie du théâtre ; Charlotte de Maupeou à Saint-Pierre-le-Puellier. Vincent Alran peint des femmes années soixante/soixante-dix à grosses lunettes de soleil. Richard Boutin, que Capton admire, propose des paysages aux belles lumières. Florence Dias Looten dévoile une explosion de couleurs… Bref que de talents à Saint-Jean-le-Blanc !

Édith Combe

Exposition du 6 au 16 décembre de 14 h à 19 h au château de Saint-Jean-le-Blanc