Vua aérienne de la basilique de Cléry-Saint-André

Le rideau est tombé sur Jazz or Jazz

03 mai 2018
Jazz or Jazz 2018 La Dame blanche
La Dame blanche en concert salle Touchard jeudi 26 avril

Jazz or Jazz est fini. L’heure du bilan a sonné. Retour sur cinq jours de concerts, rencontres, expositions et découvertes.

6 000 personnes ont assisté à Jazz or Jazz, une fréquentation stable par rapport à 2017.
Beaucoup de rencontres avant les vingt-cinq concerts : conférences ; émissions de radio en partenariat avec France Musique et Radio campus ; la déambulation musicale place du Martroi et dans les rues d’Orléans avec le Lagniappe Brass Band de la Nouvelle-Orléans ; un bal de clôture où 1 000 danseurs ont joué des coudes…

Et des commentaires après les concerts de spectateurs… Entendu après Lucky Peterson : « Sublime, vraiment sublime ! ». Après la Dame Blanche, l’Ovni de ce festival : « C’est une belle découverte, ça change ! ». Quant à Goran Bregovic : « C’est beau ! C’est prenant ! Il a mis le feu ! »

Respect et admiration

Respect, c’est le mot qui nous vient à l’esprit après chaque concert.
Kyle Eastwood et Stephano Di Battista, saxophoniste, avaient déjà travaillé ensemble et la magie avait opéré. Et ce soir encore ! L’alliance entre la décontraction du quintet américain et le costume noir de l’italien, qui a esquissé quelques pas de danse, était pleine de respect. Les cuivres se félicitant les uns les autres en levant le pouce et en s’accolant. Les deux univers se fondaient parfaitement. En duo, Kyle Eastwood et Stéfano Di Battista ont interprété Cinéma Paradisio d’Ennio Morricone.
Ensuite, Monty Alexander nous a offert une prestation impeccable. Il se concentrait sur ses acolytes, dialoguant avec eux, notamment avec son contrebassiste, dont le sourire est resté accroché à ses lèvres pendant tout le concert.
Vendredi, Lucky Peterson ponctuait les solos de ses complices de « Yeah ! » rigolards. Lorsqu’il s’est mis seul à la guitare, c’est au sein du public qu’il a forcé l’admiration et le respect.
Les deux chanteuses de Goran Bregovic ont également provoqué le respect. De la part de ce dernier et de celle des autres musiciens. Elles ont chanté a cappella tandis que tous étaient debout et tournés vers elles. Rapidement des spectateurs se sont levés et dirigés vers ce qui me semblait être la sortie… je pensais qu’ils partaient. Mais à y regarder de plus près, ils rejoignaient le fond de la salle pour danser sans gêner les autres spectateurs assis.
Vraiment, c’est aussi ce que j’aime dans le jazz : le respect ! Vivement l’année prochaine pour la quatrième édition !

Edith Combe