Vue aérienne de la Loire et de ses méandres

Les "baliseurs" du Loiret reprennent leurs marques sur les sentiers loirétains

22 juin 2020

Depuis le déconfinement, le vent de la liberté souffle de plus en plus fort. Histoire de s’offrir un bon bol d’air, direction les sentiers du Loiret ! Depuis le 11 mai, la centaine de bénévoles du Comité loirétain de la Fédération française de randonnée, soutenu par le Conseil départemental, arpente les chemins de traverse du département pour vérifier les balisages des GR, PR et autres circuits et itinéraires. Rencontre avec ceux et celles que l’on nomme les "baliseurs".

Balisage de sentiers de randonnée

« Nous étions dans les starting-blocks », confie Christian Despierres, vice-président du Comité loirétain de la Fédération française de randonnée (CLFFR) et président de la commission sentiers et itinéraires. Alors, quand le Premier ministre, Édouard Philippe, a donné son feu vert pour la première phase du déconfinement, la centaine de "baliseurs loirétains a resserré ses lacets et préparé sa "boîte à outils" : pots de peinture, pinceaux, pochoirs, grattoirs, éponges, adhésif… Tout est OK ! C’est parti pour une balade pas comme les autres : vérifier et remettre en état les petites croix et autres tourne-à-gauche, marqueurs indispensables pour guider les randonneurs.

« Chaque baliseur s’occupe d’une quarantaine de km, en moyenne »

Avec le soutien du Département du Loiret (comprenant notamment une subvention annuelle de  5 000 euros), la centaine de baliseurs du CLFFR s’assure que les balisages de nos sentiers soient bien visibles, histoire de ne pas perdre en cours de route les marcheurs venus user leurs semelles en forêt ou dans les petits villages de Loiret.  Et la tâche est bien plus colossale qu’il n’y paraît : « Nous gérons 863 km de GR (sentier de grande randonnée) et GRP (grande randonnée de pays) et plus de 1 000 km si l’on compte les PR (petite randonnée) », détaille Patrick Pommier, président du CLFFR.  « Chaque baliseur s’occupe d’une quarantaine de km, en moyenne », précise Christian Despierres.

Ordres de mission et autorisations

Une fois sur place, pas question de faire n’importe quoi, « chaque bénévole part avec un ordre de mission en poche et sa carte de baliseur. On demande aussi des autorisations aux communes dans lesquelles nous intervenons. On n’est pas là pour faire des tags », sourit le président. D’ailleurs, avant de se lancer sur les chemins, les baliseurs reçoivent une formation de deux jours et demi. (Avis aux amateurs !)

Valoriser les itinéraires et circuits du Loiret

Après deux mois passés en l’absence de l’homme, autant dire que la nature en a profité pour se déployer comme bon lui semble. « La semaine dernière, nous sommes allés du côté d’Ardon, il y avait pas mal de lierre sur les arbres qui cachait certaines balises », raconte Christian Despierres qui, avec ses acolytes, a dû jouer un peu plus qu’à l’habitude du sécateur. « Notre objectif est de mettre en valeur les itinéraires et circuits du Loiret », rappelle Christian. Et pour en profiter, une seule chose à faire, aller sur loiretbalades.fr et loiret.ffrandonnee.fr, histoire de se faire plaisir et « randonner local », souligne Patrick Pommier. Au programme, découverte de la nature, de perles architecturales, de petits villages pittoresques…

Stéphanie Cachinero

Quelques conseils avant de partir

  • Prendre de l’eau, une petite collation, de quoi se protéger du soleil, bien se chausser, privilégier les fiches rando en papier disponible sur loiretbalades.fr et loiret.ffrandonnee.fr ;
  • Si, durant votre balade, vous remarquez un passage qui commence à s’affaisser ou une balise manquante, n’hésitez pas à le signaler sur sentinelles.sportsdenature.fr.