Vua aérienne de la basilique de Cléry-Saint-André

Permis de conduire financé pour les Ambassadeurs de la réussite

12 janvier 2022

Le Département du Loiret et des mécènes prennent à leur compte le règlement du permis de conduire de jeunes placés à l’Aide sociale à l’enfance. Objectif : leur ouvrir la voie de l’autonomie par la mobilité.

Permis de conduire financé pour les « ambassadeurs de la réussite » - Manon et Florence Galzin

Ils prennent la corde sur la route de leur vie professionnelle. Ce 11 janvier, à l’Hôtel du Département du Loiret,  sept adolescents Ambassadeurs de la réussite recevaient un certificat de financement de leur futur permis de conduire. À la manœuvre de la cérémonie : Florence Galzin, conseillère départementale mais surtout présidente de la commission Enfance, Education et Jeunesse ce soir-là. « Comme l’année dernière, le Département accompagne aujourd’hui des jeunes méritants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) pour leur insertion dans la vie professionnelle, détaille-t-elle. Nous savons que, très souvent, cette transition exige le franchissement de deux obstacles, l’autonomie et la mobilité. En leur faisant grâce du poids financier du permis de conduire, nous leur facilitons le chemin. »  

8
jeunes de l'ASE
financement de 7 permis de conduire et un piano

À porter cette charge-là, le groupe La Poste y participe pour trois des futurs, soyons-en sûr, automobilistes. « Nous avons répondu à la demande de mécénat du Département en leur offrant le code de la route, confirme Francis Hibon, son délégué territorial du Loiret. S’il peut s’agir là d’une aide symbolique, elle correspond tout de même à l’ADN de La Poste dans son action d’aide sociale envers les jeunes. Le groupe a un rôle à tenir. » Le second donateur, l’entreprise Fleuryssoise Braun Couverture, offre, quant à lui, un piano à une jeune fille.

  • Maxime (à droite) a 16 ans. Il vit en famille d’accueil depuis ses un an, en 2006. « Aujourd’hui, je prépare un bac pro GMNF, gestion des milieux naturels et de la faune. Je ne sais pas encore bien vers quel métier me tourner. Seule certitude, j’y croiserai des animaux. »
  • Manon (au centre), 16 ans, espère sans doute son futur d’après son passé, ses 13 dernières années placée à l’ASE. « Je veux devenir monitrice éducatrice pour aider des jeunes dans des situations compliquées. Le permis me servira pour mes déplacements qui sont des besoins essentiels dans ce métier. Pour l'instant, je suis en 1ère bac pro ASSP, accompagnement, soins et services à la personne, au lycée Paul Gauguin à Orléans. »

  • À 17 ans, Léo (à gauche) sait déjà où aller. « J’étudie en ce moment en vue d’un brevet professionnel en maçonnerie. Quand un salaire me permettra d’acheter une voiture, et non plus le permis, je pourrai me rendre plus facilement sur les chantiers. » Lui aussi a connu très tôt l’ASE, à un an.

Ambassadeurs de la réussite - cérémonie