Vua aérienne de la basilique de Cléry-Saint-André

Retour à une vitesse maximale de 90 km / h sur les routes nationales ? La réaction de Marc Gaudet, président du Conseil départemental

17 mai 2019
vitesse80kmh
Va-t-on à nouveau pouvoir légalement circuler à 90 km / h sur les routes nationales ?

Le président du Département Marc Gaudet a souhaité réagir, suite à l’annonce du Premier ministre Édouard Philippe sur la limitation de vitesse à 80 km/h :

« Après le vote d’un amendement au Sénat, les députés de la majorité présidentielle proposent un amendement qui revient sur la limitation à 80 km/h établie sur les routes secondaires par le Gouvernement en juillet 2018.
 
Cette mesure décidée depuis Paris sans consultation des territoires s’était avérée très impopulaire, notamment en zone rurale ou périurbaine. Je me réjouis donc que la représentation nationale fasse le choix de la confiance aux départements qui, par leur proximité, pourront décider au plus près des réalités locales.
 
J’espère qu’en juillet , nous pourrons refaire passer une partie du réseau de 80 à 90km/h. L’idée est d’élever dès que possible la vitesse sur toutes les routes nationales. Pour le réseau secondaire, nous ferons du "sur-mesure" en fonction du danger. Pour le Département, la sécurité routière est une priorité pour laquelle pas moins de 14 M€ ont été consacrés en 2018, sur les 40 M€ d’investissements routiers.
 
En ce qui concerne la fameuse responsabilité des élus, agitée de façon politicienne par le Premier ministre, je rappelle avant tout la responsabilité de chaque citoyen qui se doit de respecter le code de la route.
 
Or, fort est de constater que les accidents sont très souvent la malheureuse conséquence de comportements inappropriés : vitesse très excessive, emprise d’alcool et de stupéfiants ou usage du téléphone portable, et parfois les trois en même temps. Et de fait, le "délinquant routier" qui dépassait déjà allègrement le 90 km, pourquoi respecterait-il plus le 80 km/h ?
 
On peut donc répondre au Premier ministre qu’il est lui-même pleinement responsable : l’État a effectivement la charge de faire respecter les limites de vitesse.
 
La sécurité routière est bien l’affaire de tous !
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